"Le plus étrange, c’est quand on vous prend votre bébé à la naissance, j’avais l’impression que ce n’était plus mon enfant", raconte Dominique, maman d’un petit garçon né six semaines avant terme. 

S’ensuivent alors des heures passées en clinique prénatale. "J’y passais toutes mes journées. Toute l’équipe est présente pour discuter et nous rassurer. Ça a vraiment été très important. J’ai lié avec les infirmières un lien indéfectible, je ne les oublierai jamais". La prématurité a d’ailleurs frappé par deux fois la petite famille de Dominique. "Nous avons eu deux enfants nés prématurément mais qui sont tous les deux en parfaite santé aujourd’hui. Pour le premier, ça a été vraiment une période difficile à traverser, autant physiquement que psychologiquement. Pour le second enfant, je pense que j’ai appris à relativiser, ça a donc été beaucoup plus facile à gérer", rapporte-t-elle. Et le plus difficile fut l’éloignement au quotidien. "L’évolution de son poids au quotidien est vite devenue un stress. Tous les jours, il était ‘obligé’ de prendre tant de grammes. Je me souviens de voir des mères dépitées durant les pesées".