Voici, en primeur, le projet prévu pour accueillir les enfants dans le futur méga établissement pénitentiaire de Haren

BRUXELLES On compte actuellement 11.657 personnes derrière les barreaux des différentes prisons du Royaume. 11.108 hommes, 536 femmes et… 13 enfants. 13 petits bouts âgés de moins de 3 ans, vivant avec leur maman, en cellule.

La plupart de ces enfants sont nés en prison. Enfin, à Bruges plus exactement. C’est là que toutes les détenues enceintes du pays vont accoucher afin d’éviter que l’adresse de naissance de l’enfant soit celle du milieu carcéral.

treize bébés vivent donc à ce jour dans nos prisons. C’est un peu plus que d’habitude. On en compte sept à Bruges, un à Lantin, un à Mons et 4 à Berkendael. Et si certaines prisons comme celles de Bruges, Lantin et Berkendael disposent de cellules un peu plus grandes que les autres pour permettre l’hébergement de ces bébés, à la direction générale des établissements pénitentiaires, on est bien conscient que de gros efforts restent à faire pour améliorer l’accueil de ces enfants qui n’ont rien fait pour se retrouver là.

Raison pour laquelle le futur établissement pénitentiaire de Haren prévu pour 2016, a été pensé dans le souci d’offrir une meilleure structure aux enfants vivant en prison mais également à ceux qui viennent rendre visite à leurs parents.

Nous avons pu en savoir davantage sur l’actuel carnet des charges relatif à cette future prison qui rassemblera en réalité six ou sept structures différentes, dont une section fermée pour femmes mais aussi, et c’est une première en Belgique, un établissement ouvert pour femmes.

“Est prévu l’aménagement de cinq cellules pour les mères et leurs enfants dans le futur établissement fermé pour femmes de Haren. Dans la section ouverte, le projet est de construire une maison pour cinq mères et leurs enfants”, nous précise le porte-parole de la direction générale des établissements pénitentiaires, Laurent Sempot.

Cette maison, à l’instar d’autres structures déjà existantes dans d’autres pays européens, dont l’Italie et l’Espagne, aura cette particularité qu’elle sera entièrement aménagée en fonction de l’intérêt des bébés qui séjournent en milieu carcéral. “ L’objectif est que l’enfant ait le moins possible le sentiment de résider en prison. Des salles de jeux, des lieux spécifiques de rencontre seront également créés à Haren pour les autres enfants, ceux qui viennent rendre visite à un parent détenu ”, ajoute Laurent Sempot.



© La Dernière Heure 2012