Ce dimanche, la police de Bruxelles-Capitale-Ixelles a revu à la hausse son bilan. Pour rappel ce samedi, plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées dans le Bois de la Cambre à Bruxelles pour participer à la : “Boum 2”. Via l’intermédiaire de son porte-parole Ilse Van de Keere, la police fait savoir que 132 personnes ont été arrêtées ce samedi, dont cinq arrestations judiciaires : “Nous avons interpellé ces personnes pour port d’armes prohibé : deux couteaux et un marteau, menaces, ainsi que vente de stupéfiant. Nous avons dressé des procès-verbaux et c’est le parquet qui doit décider de la suite”. Il y a également quatre policiers qui ont été blessés : “Ils ont été hospitalisés mais ils sont sortis dimanche. C’est une bonne nouvelle” s’est réjoui la porte-parole. Du côté des manifestants, on déplore au moins vingt-huit blessés dont une personne renversée par un camion à eau, ainsi qu’une autre bousculée par un cheval de la police.

Un mois après les événements violents de : “La Boum”, les organisateurs voulaient une seconde édition “festive”. Sauf que celle-ci a vite dérapé après quelques débordements qui ont déclenché une intervention musclée de la part de la police : “Nous avons constaté une bagarre entre des participants et nous avons décidé d’intervenir” affirme Ilse Van de Keere.

Effectivement, vers 17 h 30, plusieurs jeunes ont lancé des projectiles en direction des policiers qui se trouvaient vers les étangs du parc : œufs, peintures et morceaux de bois. Là, des manifestants pacifiques ont tenté d’intercepter les objets, ce qui a provoqué une bagarre entre les différents groupes : “La vie de ces personnes pouvait être menacée et c’est notre rôle de les protéger” continue la porte-parole.

Des affrontements ont eu lieu dans le parc et les rues alentour jusqu’en début de soirée. Malgré tout, la porte-parole se félicite de la gestion de l’opération : “Ce genre de journée ce n’est pas la coutume mais il y avait quand même moins de monde qu’il y a un mois. Nous devions également intervenir en même temps sur plusieurs endroits dans la capitale”. Elle admet que des personnes aux profils contrastés se trouvaient parmi la foule : “Il y avait à la fois des personnes venues pour montrer leurs désaccords mais certains étaient clairement venus pour en découdre”.

Du côté des organisateurs, Dave Monfort, le porte-parole du collectif “L’Abîme” s’est exprimé chez nos confrères de la RTBF : “Nous avons nous-même écarté quelques personnes violentes qu’on avait clairement identifiées, on est allé parler au commissaire pour lui dire qu’on avait identifié ces groupes et qu’il fallait les écarter. On n’a eu aucune réponse et cela ne les intéressait pas. Et après, ils ont décidé de charger puis c’est là que ça a commencé à être plus violent évidemment. C’est clair qu’il y avait quelques casseurs” explique le porte-parole.

De son côté, le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, s’est réjoui de la gestion des événements de la journée : Beaucoup de personnes ont entendu notre appel à ne pas s’y rendre. On avait quelques centaines de personnes, beaucoup moins que pour la Boum 1. Malheureusement ça a dégénéré à un moment donné et on a dû intervenir. Mais sur la dizaine d’événements qui avaient lieu aujourd’hui, dans la grande majorité tout s’est bien passé”, assure le socialiste.