En janvier 2022, ce sont environ 30.000 personnes supplémentaires qui devraient bénéficier du RIS, "une explosion planifiée des statistiques, tristement, inédite", note le quotidien. Les profils des populations concernées correspondent principalement à des groupes déjà vulnérables avant la crise qui ont vu leur situation s'aggraver. 

Travailleurs sous petit contrat à durée déterminée ou précaire qui ont perdu leur job et n'ont pas droit à des allocations de chômage (6 % de la population totale avant la crise, 18% aujourd'hui) et anciens bénéficiaires d'un complément de chômage (8 % avant, 14 % aujourd'hui). Mais de nouveaux profils commencent à s'imposer, comme des artistes, des indépendants, des intérimaires, des étudiants. 

Dés le début de la crise, les demandes d'aides alimentaires ont aussi explosé, avec une hausse observée entre 15 et 20 % du nombre de citoyens qui y ont fait appel sur l'année. 10.000 personnes en médiation de dette se sont ajoutées aux 33.000 déjà engagées dans ce proceédé.