Les hôpitaux belges ont été avertis la semaine dernière afin qu'ils se préparent à l'accueil de victimes de guerre mais aussi à celui de patients en provenance d'Ukraine dont le traitement sur place serait compromis en raison de dommages infligés aux infrastructures hospitalières, a-t-il précisé lors de l'émission De Ochtend sur Radio 1.

Il s'agit de 120 lits d'hospitalisation, de quinze lits réservés à des patients souffrant de brûlures graves et de quinze lits de soins intensifs.

M. Van der Auwera n'a pas précisé quels établissements étaient concernés. Mais le gouvernement a déjà décidé de mobiliser le cas échéant le centre des grands brûlés de l'Hôpital militaire Reine Astrid (HMRA) de Neder-over-Heembeek, dans la banlieue nord de Bruxelles.

Aucune demande concrète n'est encore parvenue d'Ukraine. Et l'évacuation d'éventuels patients serait difficile en raison de la suspension des vols dans l'espace aérien ukrainien à la suite de l'invasion russe.

En cas de notification d'une évacuation, les hôpitaux sont prêts à accueillir des patients dans un délai de trois heures, a assuré M. Van der Auwera.

L'offre belge en matière de lits a été communiquée à l'Union européenne, qui est chargée de la coordination et de la répartition des éventuels patients ukrainiens entre hôpitaux européens.