Fedasil a interrogé les centres qui accueillent les demandeurs de protection internationale pour identifier les résidents qui disposent d'un diplôme ou d'une expérience dans les soins de santé.

Les demandeurs de protection internationale peuvent, durant la procédure d'asile, être occupés professionnellement (sous conditions) ou participer à des activités bénévoles. "Dans les deux cas, il n'est donc pas question de régularisation mais de faire participer utilement les personnes concernées à la société", explique le secrétaire d'Etat.

La plupart de ces personnes sont des femmes de moins de 35 ans qui ont accompli des tâches dans le secteur des soins de santé, des soins obstétriques ou des soins infirmiers dans leur pays d'origine. Un peu moins de 50 % ont obtenu un diplôme approprié il y a moins de 5 ans ; l'autre moitié a une expérience professionnelle de plus de 5 ans.

Environ 50 % d'entre eux parlent le néerlandais et 32 % le français. Ils parlent également l'anglais, l'arabe, le farsi ou l'espagnol, ce qui peut être utile pour atteindre certains groupes cibles. Ces gens ont une procédure d'asile en cours. Ils peuvent avoir droit à un permis de travail parce qu'ils ont un droit de séjour temporaire.

"Il est utile de savoir que ces personnes sont disponibles. Il existe toutefois des objections pratiques en termes de reconnaissance des diplômes et de déploiement sur les lieux de travail où il y a déjà une surcharge", précise le secrétaire d'État. Il a demandé à ses services d'examiner si les demandeurs d'asile peuvent être mobilisés comme volontaires dans les centres de vaccination.