Elle s'appellerait Sabena

B. Gil.
Elle s'appellerait Sabena
©Belga

L'avenir de la compagnie se joue aujourd'hui au tribunal... sauf rebondissement

BRUXELLES

C'est aujourd'hui que se joue, une fois encore, le sort de DAT (la compagnie belge censée prendre la succession de Sabena) dans le cadre du dossier SIC, le centre de coordination de Sabena, en concordat. Pour rappel, les investisseurs de DAT espéraient à la fois un investissement de 4 milliards de la part des créanciers de SIC et l'abandon d'une créance de 4,5 milliards que DAT doit à SIC. La première hypothèse a été rejetée par les créanciers de SIC la semaine dernière. La seconde semble cependant faire l'objet d'un accord... Ainsi, créanciers et représentants de SIC devraient arriver aujourd'hui au tribunal avec un plan de relance de SIC comprenant une proposition d'abandon d'une créance de 111 millions d'euros détenue sur DAT et la conversion d'une autre créance de 48 millions d'euros en actions.

Si ce plan voit effectivement le jour, SIC obtiendrait le sursis concordataire et offrirait un sacré ballon d'oxygène à DAT. Mais qui restait assorti de conditions hier: formaliser l'accord entre créanciers, éviter les saisies de la part des créanciers qui veulent s'opposer à l'accord et faire accepter ce compromis au tribunal de commerce.

SIC sur les rails, Etienne Davignon pourrait faire une offre - sans doute le franc symbolique - pour les actions DAT, dès mercredi, et pourrait enfin faire décoller la compagnie avant la fin de l'année. Il était moins une car sans argent frais, DAT ne volerait plus après le 22 décembre. Davignon doit cependant encore finaliser par mal de choses dont l'accord entre les investisseurs et bien des problèmes techniques.

Parmi des questions en suspens, il reste le nom à donner à la nouvelle compagnie. Air Belgium? Belgian Airlines? Il semble que ce soit finalement Sabena ou New Sabena qui remportent les suffrages des investisseurs. Il est vrai qu'outre l'aspect émotionnel, ce nom présente pas mal d'avantages. Un avantage économique d'abord puisqu'il permettra de créer une identité commerciale à moindre coût, de ne pas repeindre les avions...

Sans compter les gadgets documents divers, uniformes... qu'on pourra réutiliser. Avantage commercial également puisque ce nom est connu dans le monde entier et jouit, un peu près partout d'une excellente réputation. Dès le lendemain de la faillite l'association belge des agences de voyage se prononçait d'ailleurs pour la préservation de ce nom. Enfin, ce nom remporterait sans nul doute l'adhésion du personnel.

Mais ce choix présente aussi des inconvénients. Ainsi, dans certains pays, on peut craindre que des créanciers mal informés ne saisissent des biens identifiés comme appartenant à Sabena (même si la compagnie n'est plus la même) pour se rembourser les créances sur l'ancienne Sabena. C'est pour cette raison, par exemple, que les Suisses se refusent à appeler leur nouvelle compagnie Swissair.

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