La balle est désormais dans le camp du roi...

Savoir Plus: Edito de Stéphane Tassin
La balle est désormais dans le camp du roi...

La balle est de nouveau dans le camp du roi. Johan Vande Lanotte, chargé d'une mission de conciliation le 21 octobre dernier, a constaté jeudi l'échec de sa mission. Il n'a pas réussi à ramener les sept partis impliqués jusqu'à présent dans la recherche d'un accord institutionnel à la table des négociations


BRUXELLES Ce dernier a dès lors demandé au Roi d'être déchargé de sa mission. Le souverain a tenu sa réponse en suspens et reverra M. Vande Lanotte lundi. Après l'ouverture aux libéraux formulée jeudi soir par le président du PS Elio Di Rupo, on sera notamment attentif à la liste des personnalités que le Roi pourrait appeler en consultation dans les prochains jours. Lors des précédents épisodes de cette déjà longue crise, le chef de l'Etat a en effet chaque fois limité ses consultations aux présidents des sept partis impliqués la négociation: N-VA, PS, CD&V, sp.a, cdH, Ecolo et Groen!.

Le président du MR Didier Reynders, tout comme l'Open Vld, en ont d'ailleurs référé au Roi dans leur réaction à l'ouverture du président du PS. Les six autres partis impliqués dans la négociation se sont montrés prudents Le président de la N-VA Bart De Wever a précisé qu'on ne lançait pas ce genre d'invitation via la presse.

M. De Wever a appelé par ailleurs les "acteurs principaux" (PS et N-VA) à se rencontrer discrètement pour voir comment sortir de l'impasse. Il a une nouvelle fois exclu l'idée d'un gouvernement d'urgence, comme en 2007 lorsque libéraux, centristes et le PS avaient formé le gouvernement Verhofstadt III sans accord sur une réforme de l'Etat. Il s'est également dit prêt à prendre ses responsabilités si quelqu'un le lui demandait.

© La Dernière Heure 2011


Deux pages blanches symboliques

L’interminable cirque continue ! Les réactions tant attendues à la Vande La Note nous renvoient plusieurs semaines en arrière. Mais cette fois-ci, on peut légitimement se demander où on va ? C’est Groen! qui a tout d’abord occupé le terrain médiatique en donnant une réponse positive dès mardi soir.

Les socialistes flamands du sp.a sont allés dans le même sens mercredi matin. Écolo, à l’issue d’une discussion de plus de 5 h, a dit oui en émettant des réserves sur la loi de financement. Le CD&V a ensuite ruiné les derniers espoirs en demandant des adaptations. Dès ce moment-là, il était clair que les sept ne se réuniront pas ce jeudi. La N-VA ensuite, se posant en meilleur flamand, annonce des remarques fondamentales à transmettre aux autres partis. Vint ensuite le CDH, qui accepte de revenir à la table des sept.

Le PS clotûre le terrible suspense, digne des Feux de l’amour, en demandant un retour immédiat aux négociations. Voilà le résumé d’une soi-disant journée décisive. Il tient sur quelques lignes. Nous avions prévu deux pages, nous ne les remplirons pas. Les papiers prévus n’auraient pas eu de sens. Nous n’avions pas envie de ça. Face à l’incapacité des négociateurs à conclure un accord après 207 jours, face aux petites phrases stériles, face aux réunions secrètes, face à cette confiance manifestement brisée, face à ce gâchis monumental, nous avons symboliquement pris la décision de ne pas tartiner inutilement sur ce sujet. Ces deux pages blanches sont symboliques.

Symboliques, parce qu’elles témoignent d’un ras-le-bol total. Nous n’abandonnons pas les choses définitivement bien sûr, mais aujourd’hui, nous en avions plus qu’assez. Hier, nous avons présenté, dans ces mêmes pages, le contenu de la note du conciliateur. Nous avons jugé qu’aujourd’hui, il n’y avait rien de plus à en dire.


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