Les hommes en noir du Palais royal

Ils sont 250 à œuvrer dans l’ombre pour protéger la famille royale.

J.-B. M.
Les hommes en noir du Palais royal
©BELGA

Vous les avez vus à toutes les étapes de l’abdication puis de l’intronisation du Roi Philippe, en passant par les bains de foule bien sûr. Aisément reconnaissables : costume noir, lunettes et écouteur vissé dans l’oreille. Et pourtant, ces policiers d’un genre tout particulier brillent par leur discrétion.

Ils sont environ 250 à appartenir à ce corps d’élite de la police fédérale, qui répond au doux nom de Détachement chargé de la protection des membres de la famille royale et des Palais Royaux. Quelque 150 d’entre eux sont chargés de la sécurité des domaines royaux. 65 autres ont quant à eux la délicate mission de protection des membres de la famille royale.

"Il n’est pas évident de trouver du personnel qualifié. Les personnes travaillant pour le Palais doivent posséder de nombreuses qualités : esprit d’initiative, discrétion, connaissance de la deuxième langue nationale, bonne présentation, disponibilité, assurance, flexibilité… Ajoutez à cela le tir, les diverses formations de conduite, la condition physique, et ainsi de suite. En fait, j’ai besoin de véritables Phénix, et ces perles rares sont difficiles à trouver", expliquait le commissaire divisionnaire Vancoillie lors d’un reportage mené en interne pour le trimestriel de la police, Inforevue. C’était en 2006.

Depuis lors, et même avant cela (le service de protection a été créé au 19e siècle), peu d’informations filtrent sur ce service. "Par respect pour la famille royale", nous répond la police fédérale. Car ces agents accompagnent le souverain et ses proches partout. Et doivent pouvoir réagir à toute situation de crise.

C’est pourquoi leur formation - et la préparation de leurs missions - ne doit souffrir d’aucun défaut. Itinéraires, emploi du temps,… tout est étudié avec minutie. N’entre donc pas qui veut au service du Palais.

Les candidats sont recrutés en interne et doivent provenir des services opérationnels de la police, pas forcément des unités spéciales. Après une batterie de tests éliminatoires, ils exécutent un stage d’un an au sein du détachement. Année au cours de laquelle ils sont formés.

"Ils doivent avoir une bonne condition physique, être discrets, parler deux langues, trois idéalement, car ils se rendent souvent à l’étranger", précise la police fédérale. À quoi s’ajoutent mille et un brevets : tir, conduite défensive et offensive, secourisme, etc.

"Les conditions d’accès sont strictes, commente encore la police. C’est un chouette boulot évidemment ! Mais il faut aussi être très disponible, ce qui peut-être une difficulté pour la vie privée". Quid d’hier ? "Nous ne commentons pas. On peut simplement dire que tout s’est bien passé. Bien sûr c’était pour eux aussi une longue journée". On l’imagine sans peine.


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