Wallonie: le PS en recul, le MR en embuscade, Ecolo en chute libre

En Wallonie, au niveau régional, 1391 bureaux de vote ont été dépouillés sur les 1649. Le PS est en recul de 1,95 % par rapport à 2010 mais arrive néanmoins en tête avec 30,82%. Derrière, Ecolo dégringole de 9,93%...

Rédaction en ligne, avec Belga
Wallonie: le PS en recul, le MR en embuscade, Ecolo en chute libre
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Le SPF Intérieur a décidé de suspendre provisoirement la diffusion de certains résultats dimanche soir. Dans la circonscription de Liège, dans deux cantons germanophones, mais aussi ceux de Durbuy, de Frasnes-lez-Anvaing et de Lens, le vote informatique a connu des ratés. Alors que les votes "papier" étaient communiqués dans une cadence soutenue en court de soirée, les votes informatiques ont été partiellement comptabilisés avant qu'une panne ne bloque tout le processus.


Ecolo en net recul

En Wallonie, au niveau régional, 1391 bureaux de vote ont été dépouillés sur les 1649.

Le PS est en recul de 1,95 % par rapport à 2010 mais arrive néanmoins en tête avec 30,82%.

Le MR suit avec 26,98% (+3,57). Le travail omniprésent d’opposition mené pendant cinq ans par Willy Borsus et ses troupes a donc payé. Au niveau des sièges, les bleus devraient gagner quelques plumes.

A la troisième place, on retrouve le cdH avec 15,21% (-0,93). Les centristes font plus que limiter la casse et devraient conserver 13 sièges.

Derrière, Ecolo dégringole de 9,93% pour atteindre 8,61%. Le parti paye fort sa participation au pouvoir et les décisions prises dans les dossiers chauds du photovoltaïque et de l’éolien. La perte en termes de sièges est terrible pour le parti qui risque de perdre une petite dizaine d’élus par rapport à 2009.

Le PTB atteint lui 5,48% (+4,24%) et n’aura finalement pas créé le raz-de-marée annoncé. La gauche de la gauche fait cependant son entrée au Parlement wallon.

Le Parti Populaire flirte lui avec la barre des 5% en atteignant 4,91%.


En termes de sièges...

Le MR engrangerait six sièges en Wallonie, en en décrochant 25 au parlement wallon, selon une projection basée sur 84% des dépouillements. Il ne déloge toutefois pas la PS, qui se renforcerait à la première place avec 30 sièges (+1), tandis que le cdH stabiliserait (13 sièges).

La chute d'Ecolo se traduirait pas une perte de dix sièges, retombant à 4, soit à peine un de plus qu'en 2004. Le PTB-GO ferait son entrée au parlement avec 2 élus, tandis que le PP décrocherait un siège, selon ces projections toujours partielles.


Quelle majorité ?

Ce sont évidemment les projections en sièges qui seront déterminantes pour envisager, déjà, la future coalition qui devrait prendre le pouvoir en Wallonie. Au vu des résultats partiels, la bonne tenue du CDH permet à l’Olivier (PS-CDH-Ecolo) d’être reconduit. Par contre, on imagine qu’il serait plutôt mal vu de reconduire un gouvernement dans lequel une des trois composantes s’est à ce point écroulée. Le frein à une telle coalition est donc Ecolo. Si les verts ont toujours affirmé qu’il était difficile pour eux de monter dans une coalition après une aussi large défaite, on les voit mal faire volte-face.

La logique voudrait donc que le PS et le MR gouvernent ensemble. Si les scores restent aussi bons pour les libéraux, ils tiennent enfin ce signal de l’électeur qui doit les rendre incontournables. C’est pour l’heure la seule coalition possible incluant deux partis. Si les deux partis s’entendent autour d’une déclaration de politique régionale, le feront-ils à deux ou avec un troisième larron ? Avec un tel score, le CDH peut en effet revendiquer un maintien au pouvoir. On imagine alors un gouvernement wallon où pourraient siéger le CDH et le MR, qui lui a tapé dessus durant cinq longues années. Le MR pourrait mettre dans la balance une exclusive sur la non-participation du ministre Antoine. Mais nous nous avançons peut-être un peu trop...

Les pourcentages obtenus par les uns et les autres laissent aussi une porte ouverte au scénario d’une coalition de type Jamaïque (MR-CDH-Ecolo), qui semblait fort compromis il y a encore quelques semaines. La question de la participation d’Ecolo à une telle majorité constituant évidemment le nœud. Par contre, si le MR veut continuer à caresser ce vieux rêve de renvoyer le PS dans l’opposition, il ne peut manquer d’envisager ce scénario, même si la majorité est assez légère. Quant au PTB-GO !, on le voit mal, pour l’heure, monter dans un gouvernement. Il sera par contre intéressant de voir le comportement de ses élus lors de la prochaine législature.


RÉACTIONS

Maxime Prévot cartonne mais ne brigue pas un poste de ministre

Maxime Prévot, bourgmestre de Namur et chef de groupe cdH au Parlement wallon, a cartonné en voix de préférence puisqu'il se retrouve troisième dans le top 3 des vainqueurs pour les élections régionales après les socialistes Paul Magnette (49.978 voix, circonscription de Charleroi) et Rudy Demotte (24.718 voix, circonscription Tournai-Ath-Mouscron). Il se réjouit d'avoir raflé 21.912 voix pour la circonscription de Namur contre 15.060 en 2009 (+6.852 voix). Il n'aspire cependant à aucune fonction ministérielle. Malgré le carton plein qui permet au cdH de remporter le septième siège, le siège supplémentaire dans l'arrondissement de Namur, il regrette que ça soit au détriment de Christophe Bastin (cdH) en raison du mécanisme de l'apparentement provincial.

Maxime Prévot s'est dit honoré et flatté de la marque de confiance des électeurs.

Son engagement, sa force de travail et sa sincérité, ont fait la différence, pense-t-il très modestement. Maxime Prévot indique clairement qu'il souhaite poursuivre son engagement parlementaire et rester bourgmestre en exercice de la Ville de Namur. "Prendre une autre orientation serait irrespectueux par rapport à l'extraordinaire marque de confiance qui m'a été témoignée en octobre 2012", estime-t-il.

A noter que pour l'arrondissement de Namur, le cdH fait la plus forte progression tous partis confondus.

Quant au fameux septième siège qui était à pourvoir, même si Maxime Prévot en est très satisfait, il souligne qu'il n'a jamais souhaité que ça soit au détriment du sud de la province et plus particulièrement au préjudice du siège de Christophe Bastin. Le bourgmestre d'Onhaye (arrondissement de Dinant), qui était député fédéral sortant, a en effet fait les frais du mécanisme de l'apparentement. "Au vu de toute l'amitié que je porte à Christophe et de sa bonne campagne et de son beau score, il est en quelque sorte une victime collatérale du succès namurois", déplore Maxime Prévot.

Pour la circonscription de Namur, Eliane Tillieux (PS) occupe la deuxième place après Maxime Prévot avec 16.236 et devance ainsi Jean-Charles Luperto (PS) qui remporte 15.996suffrages. Suivent Anne Barzin (MR), qui a engrangé 12.414 voix de préférence, et Philippe Mahoux (PS) qui en comptabilise 7.802.


"Ecolo n'a pas suffisamment vendu certains bons dossiers"

L'ancien co-président d'Ecolo, Jean-Michel Javaux, a reconnu qu'il s'agissait d'une "année difficile" pour les écologistes francophones, au vu des premiers résultats partiels pour la Région wallonne comme pour le fédéral. Selon lui, l'Olivier se retrouve fragilisé. Au micro de RTC Télé Liège, le bourgmestre d'Amay a concédé que ces résultats démontraient une "année difficile" pour les Ecolos liégeois. Il a admis que les Verts n'avaient peut-être pas "assez bien vendu certains bons dossiers, comme il y en a eu durant ces cinq dernières années".

Il a rappelé qu'Ecolo était souvent sanctionné lorsqu'il participe au pouvoir. "C'est quelque chose qu'il faudra améliorer", a-t-il précisé, ajoutant que le modèle déployé par les écologistes dans les communes devrait être transposé au niveau wallon. Il a estimé que la coalition Olivier était "fragilisée" mais qu'il était important qu'Ecolo puisse continuer à proposer sa politique.

Sur le plateau de la RTBF, le député fédéral Denis Ducarme (MR) a affirmé que "L'Olivier a du plomb dans l'aile quand on voit la raclée que l'électeur a infligée à Ecolo".


"On fait la course en tête", se rassure Demotte

Le président sortant des gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte (PS), a estimé que la coalition Olivier, en recul dans les sondages et plombée par la chute d'Ecolo, n'était toutefois pas en état de mort clinique. "Il y a encore une possibilité", a-t-il affirmé sur la RTBF, soulignant que son parti, bien qu'en recul, faisait toujours "la course en tête".

Il attribue ce recul au phénomène classique de participation au pouvoir, jugeant trop simple de "critiquer quand on est au balcon". Quant aux mauvais résultats d'Ecolo, il y voit un phénomène de transvasement du côté "rebelle" de ce parti au profit de certaines formations populistes de droite, mais aussi du PTB.

M. Demotte voit un intérêt à tenter de former des coalitions partout au même rythme, et vite.


Stéphane Hazée reconnaît un "ressac" de son parti

La tête de liste Ecolo dans l'arrondissement de Namur, Stéphane Hazée, a reconnu un "ressac" de son parti. "Nous sommes quatrième parti pour le moment. C'est clairement un ressac en Wallonie et, en même temps, nous respectons les électeurs, nous devons agir avec humilité", a-t-il déclaré, interviewé par la télévision locale namuroise. "Notre objectif est de garder nos trois sièges sur la province de Namur, deux au Parlement wallon et un au fédéral. Les scores sont mitigés pour le moment, mais nous devons attendre. Nous n'avons qu'une partie des résultats. Contrairement au PS et au MR, nous avons réalisé une campagne collective basée sur nos réalisations et nos projets", a-t-il encore ajouté.


Le président du parlement wallon Patrick Dupriez perd son siège

Patrick Dupriez, tête de liste Ecolo aux régionales dans l'arrondissement de Dinant-Philippeville et président sortant du parlement wallon, a reconnu sur le plateau de la télévision locale de Namur, Canal C, qu'il allait perdre son siège au sein de l'assemblée wallonne. Le parti écologiste a perdu près de 9 points de pourcentage par rapport aux élections de 2009. Le poste de président du parlement wallon qu'occupait Patrick Dupriez pourrait, selon lui, en partie expliquer cette défaite.

"C'est une grande déception pour les candidats et les militants. Ces résultats ne sont pas à la hauteur du travail qui a été effectué. Comment expliquer cette défaite? Mon poste de président du parlement ne me donnait peut-être pas une visibilité suffisante, j'étais beaucoup moins présent dans les médias. Ceci dit, ce qui a été réalisé laissera immanquablement des traces. Pour ma part, je vais perdre mon siège et serai sans emploi dès ce lundi. Mais cela ne m'empêchera pas de rester engagé", a-t-il ajouté.


Balcaen (Ecolo) parle d'une "claque" reçue par Ecolo sur Tournai-Ath-Mouscron

La tête de liste de l'arrondissement de Tournai-Ath-Mouscron, l'Athois Ronny Balcaen, parle d'une "claque" pour Ecolo. Son parti risque de perdre son siège acquis en 2009. Les Verts étaient alors passés de 8,30% à 15,19%. Député fédéral, Ronny Balcaen avait choisi de mener la liste régionale à la place du député mouscronnois Luc Tiberghien, un choix qui avait déplu à ce dernier, qui avait choisi de ne pas se représenter malgré 3.947 voix de préférence recueillies sur le triple arrondissement en 2009.

Dans le canton de Mouscron, Ecolo prend l'eau avec une chute de 9,27 points (de 18,04% à 8,76%) malgré la présence de deux élus locaux sur la liste. Dans le canton d'Ath, fief de Ronny Balcaen, Ecolo ne fait pas mieux: les Verts perdent 6,33 points alors qu'ils avaient augmenté leur score de 8,54% en 2009. Dans les autres cantons du triple arrondissement, Ecolo perd 5 à 6 points sauf à Flobecq où les Verts ne perdent que 1,76 point. "Une remise en question s'impose", a commenté Ronny Balcaen sur No Télé.


Crucke (MR) demande une coalition la plus forte possible

"L'Olivier a pris fin aujourd'hui", a estimé sur No Télé le député-bourgmestre de Frasnes-lez-Anvaing, Jean-Luc Crucke (MR), dont le parti réalise une percée sur le triple arrondissement Tournai-Ath-Mouscron (+2 %). Jean-Luc Crucke a demandé qu'une majorité soit constituée le plus vite possible afin d'avoir "une Wallonie forte pour les dix prochaines années".

Avec plus de 8.600 voix sur le triple arrondissement alors que les résultats dans son fief de Frasnes-lez-Anvaing ne sont pas encore tombés (suite à une panne informatique générale sur la région), Jean-Luc Crucke devrait avoir un taux de pénétration suffisant pour pouvoir cumuler ses mandats de bourgmestre et député wallon.

Il refuse de se voir déjà ministre mais il estime que l'Olivier a pris fin ce 25 mai. "Je veux que, demain, une coalition la plus forte possible soit mise en place pour redresser la Wallonie", a-t-il dit.


Borsus (MR) en passe de réussir son pari dans le Luxembourg

Le chef de groupe MR au parlement wallon, Willy Borsus, était en passe de réussir le pari de son passage de la province de Namur vers celle de Luxembourg, où le MR pourrait décrocher deux sièges, a-t-il affirmé sur la RTBF. Le MR récupérerait un siège sur la circonscription d'Arlon-Marche-en-Famenne-Bastogne - où M. Borsus se présentait - et un autre sur celle de Neufchâteau-Virton - qui lui est intimement liée via l'apparentement. Ces résultats sont toutefois encore très partiels (un peu plus de la moitié des bureaux dépouillés).

Son rival du PS, le secrétaire d'État fédéral sortant Philippe Courard, a d'ores et déjà reconnu la victoire de M. Borsus et l'a félicité, reconnaissant que le PS avait au moins perdu un siège. Mais le PS est encore nettement le premier parti de Wallonie, a-t-il rappelé.

Aux yeux de Willy Borsus, il convient toutefois de tenir compte du "signe que donnent les gens", qui est selon lui les changements et les réformes.


Un second siège MR au parlement wallon à Dinant-Philippeville

Le bourgmestre de Dinant, Richard Fournaux, et quatrième sur la liste régionale MR a indiqué que son parti avait engrangé un second siège au sein du parlement wallon dans l'arrondissement de Dinant-Philippeville. "A l'heure où je vous parle, je peux vous dire avec 99,99% de certitude que nous avons les deux sièges dans l'arrondissement de Dinant-Philippeville. Que vous avez devant vous le deuxième élu", a-t-il affirmé.

"Mais vous dire si l'élu que vous avez devant vous pourra siéger, je ne peux pas l'affirmer. Il faudra certainement attendre le reste de la nuit. Cela dépendra du taux de pénétration car je suis au coude à coude avec François Bellot (tête de liste) à ce niveau là", a ajouté M. Fournaux, de retour sur les listes régionales du MR dinantais après avoir été acquitté par la justice dans le dossier du casino de Dinant.


Jeholet (MR) cartonne face à Schyns (cdH) dans le canton de Herve

Le député-bourgmestre de Herve, Pierre-Yves Jeholet (MR), a renforcé la première place de son parti aux élections au parlement wallon dans le canton de Herve, gagnant 7,57 points de pourcentage, tandis que la ministre sortante de l'Enseignement obligatoire, Marie-Martine Schyns, également de Herve, ne parvenait à endiguer la baisse de son parti. M. Jeholet a obtenu 4.226 voix sur le canton, pour 2.255 à Mme Schyns, dont la parti s'affiche à 22,19% (-2,74). Le PS baisse lui aussi à 14,55% (-2,48) mais plus encore Ecolo, à 7,64% (-10,25).Le PP passe le seuil électoral.


Maxime Prévot se réjouit des résultats encourageants du cdH

Le bourgmestre de Namur est arrivé vers 19h15 au quartier général du cdH à Namur, sous les applaudissements des sympathisants. Il s'est réjoui des résultats encourageants du cdH. "C'est encourageant non seulement pour Namur mais également pour la Wallonie. Nous redeviendrions la troisième force de Wallonie. Ce n'était pas arrivé depuis dix ans", a-t-il indiqué.


Di Antonio "heureux de redevenir la 3e famille politique en Wallonie-Bruxelles"

Le bourgmestre de Dour et ministre wallon sortant des Travaux publics Carlo Di Antonio (cdH) a estimé que son parti pourrait être gagnant en nombre de sièges en Wallonie. "Je ne peux qu'être satisfait de voir le cdH dépasser Ecolo et redevenir la troisième formation politique wallonne", a indiqué Carlo Di Antonio. "Nous étions donnés à 9% dans les sondages et nous dépassons les 16%. Nous avons, je pense, le moins souffert de la montée de partis de l'extrême gauche. Le signal est donc positif pour nous. La clé de notre réussite, même si nous ne disposons actuellement que de la moitié des résultats est, je pense, de ne pas avoir été grignotés par les partis d'extrême droite et d'extrême gauche. La montée de cette dernière est à mon sens la résultante d'un malaise. Le discours de l'extrême droite est basé sur la haine et le rejet de l'autre. Avant, le FN n'avait pas de visage, aujourd'hui on sent un véritable militantisme qui revendique la haine. Laurent Louis a cherché la bagarre partout pendant la campagne."


Le bourgmestre de Mouscron recueille plus de 6.500 voix

Le député-bourgmestre de Mouscron, Alfred Gadenne (cdH), devrait être réélu au sein du prochain parlement wallon. Avec plus de 9.800 voix de préférence, dont 6.572 voix dans le canton de Mouscron, il a déclaré qu'il prêterait serment devant le parlement. "Je vais analyser les résultats tranquillement, je prêterai serment et je verrai ensuite", a commenté Alfred Gadenne (72 ans). Sa jeune suppléante, la Mouscronnoise Mathilde Vandorpe, a récolté 2.318 voix à Mouscron. "Quand je tire, je tire fort", avait annoncé M. Gadenne quand son parti lui a demandé de tirer la liste cdH sur le triple arrondissement Tournai-Ath-Mouscron en remplacement de Damien Yzerbyt, décédé en janvier dernier et il a tenu parole. Sur la télévsion régionale No Télé, l'homme s'est dit heureux des résultats du cdH, en légère progression sur le triple arrondissement électoral, et de son score personnel.

Interrogé par l'agence BELGA sur son intention de siéger au sein du parlement wallon, M. Gadenne a répondu qu'il prêterait serment. "Je ne voulais pas être bourgmestre de Mouscron et je suis devenu bourgmestre de Mouscron. Je ne voulais pas être député et je suis devenu député. J'ai annoncé que je tirais fort et j'ai tiré fort", a-t-il déclaré. M. Gadenne accroît aussi sa popularité dans les cantons voisins de Comines-Warneton et d'Estaimpuis.


Le PS perd près de 10% dans le fief de Daniel Senesael

Le Parti socialiste a perdu 9,79% sur le canton d'Estaimpuis, fief du député-bourgmestre Daniel Senesael, pour l'élection régionale sur le triple arrondissement Tournai-Ath-Mouscron. Une chute qui pourrait s'expliquer par l'absence de M. Senesael qui s'est présenté sur la liste PS pour l'élection fédérale (Les résultats définitifs pour cette élection de sont pas encore connus). Si Ecolo boit la tasse sur le canton d'Estaimpuis (-6,28%), le MR et le cdH sont en nette progression.

Sur la télévision régionale No Télé, M. Senesael a expliqué cet échec par son absence sur la liste régionale. "Les électeurs ont privilégié les personnalités aux listes", a-t-il commenté.


Jacques Gobert (PS): "Plus une érosion qu'un recul du PS"

Même si un petite cinquième des bureaux du canton de La Louvière avaient annoncé dimanche soir leurs résultats, le bourgmestre de la commune, Jacques Gibert, a acté la perte relative de popularité du PS en parlant davantage d'une érosion que d'un recul. "Le Parti socialiste est en recul global, il faut le reconnaître, mais je préfère parler d'un phénomène d'érosion", a indiqué M. Gobert.

"Le PS a participé au pouvoir et, à ce titre, a dû faire des concessions, des compromis. Notre recul est le prix à payer pour avoir participer à une indispensable majorité pour gouverner le pays. Globalement, je dirai qu'en l'état actuel des choses, le PS a bien résisté à la campagne et au scrutin", a-t-il ajouté.


Philippe Courard: "on sauve les meubles"

Le PS perdrait un siège au parlement wallon en province du Luxembourg, selon les dernières estimations disponibles dimanche soir. Le secrétaire d'État sortant aux Affaires Sociales, Philippe Courard, s'est avoué déçu, mais a tempéré: "on sauve quand même les meubles".

"Le recul du PS a l'échelle de la Wallonie est moins important que prévu", a déclaré M. Courard, alors que les estimations créditent son parti de 22,71% dans l'arrondissement Arlon-Marche-Bastogne, soit un recul d'un peu moins de 2%.

"La province du Luxembourg est l'une des provinces où nous avons le moins reculé. Et ce recul est encore moins prononcé dans l'arrondissement Neufchâteau-Virton. C'est un petit recul, survenu dans une période difficile" a ajouté le secrétaire d'État, toujours sous réserve des résultats définitifs, qui ne devraient pas tomber avant lundi matin.

M. Courard s'est également dit "étonné" de constater le passage vers la droite d'une grande partie de l'électorat de gauche ayant voté pour Ecolo en 2009, les Verts ayant enregistré selon lui un important recul au profit de partis tels que le MR lors du scrutin de dimanche.


Le PS liégeois en baisse mais "respecte sa feuille de route"

Le PS liégeois a "respecté sa feuille de route" malgré un score en baisse et devrait envoyer six députés à la Chambre, a indiqué le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, tout en attendant que cette première analyse soit confirmée avec l'évolution des résultats. Il estime que le maintien du PS durant une période de crise est un "fait unique en Europe". Dans la circonscription de Liège pour la Chambre, alors qu'un peu plus de la moitié des bureaux de vote sont dépouillés, le PS perd 5,8% et descend sous la barre des 30% (29,81%). Même baisse dans le canton de Liège (-6,8%), malgré le fait que M. Demeyer occupait la première position de la liste socialiste.

Il ne considère toutefois pas ces résultats comme un échec, "même si je préfèrerais que cela soit l'inverse", a-t-il commenté à l'agence BELGA. "Notre feuille de route au niveau du nombre de sièges semble être remplie, puisque nous devrions avoir les six sièges que nous visions", a-t-il ajouté. M. Demeyer constate que les voix perdues par le PS ont été gagnées par le PTB. "À Liège, deux circonstances expliquent cela: la crise sidérurgique et la présence du chef de file. Rien ne nous est épargné: après Didier Reynders, il y a Raoul Hedebouw", a-t-il dit.

"Le PS reste le premier parti malgré le fait d'avoir assumé ses responsabilités au gouvernement. Le maintien après une gestion d'une période de crise reste un fait unique en Europe", a-t-il poursuivi. Quant à la progression du MR à Liège, M. Demeyer juge qu'elle est "moins bonne que ce que les libéraux l'espéraient" et que ceux-ci "ne tirent pas tout le bénéfice qu'ils espéraient après une législature dans l'opposition".


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