Di Rupo: "Bart De Wever s'exprime comme s'il était le patron"

Le futur ex-Premier ministre Elio Di Rupo (PS) était l'invité de Matin Première sur la RTBF ce vendredi 10 octobre. Il en a profité pour tacler une fois de plus le gouvernement "suédois" et ses principales figures, Charles Michel et Bart De Wever.

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Di Rupo: "Bart De Wever s'exprime comme s'il était le patron"
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Le futur ex-Premier ministre Elio Di Rupo (PS) était l'invité de Matin Première sur la RTBF ce vendredi 10 octobre. 

Il en a profité pour tacler une fois de plus le gouvernement "suédois" qui a bouclé son accord de gouvernement cette semaine. "C'est un gouvernement qui demande aux travailleurs de travailler plus pour gagner moins", a commencé Elio Di Rupo. Mais si celui-ci ne cache pas son animosité envers les choix posés par le MR dans les récentes négociations, il précise tout de même qu'il laissera la place à Charles Michel "avec l'élégance qu'il sied".

Au cours de son interview, le président du PS a pointé deux cibles en particulier. Charles Michel d'abord, à qui il reproche de ne pas être le Premier ministre de l'ensemble des Belges. "Un Premier ministre doit être neutre linguistiquement et au-dessus de la mêlée [...] D'après ce que l'on sait, mais peut-être que ça peut changer dans la journée, on compterait Charles Michel dans les francophones uniquement et ça c'est un peu dommage."

"Le pouvoir quitte le 16 rue de la Loi"

Bart De Wever ensuite, qui "s'exprime comme s'il était le Premier ministre". Le fait que le chef de file de la N-VA se soit présenté comme "l'un des architectes de la suédoise" et se félicite d'avoir mis les socialistes dehors à Anvers, en Flandre et au Fédéral, passe visiblement mal. Pour Elio Di Rupo, "le pouvoir quitte le 16 rue de la Loi pour aller à l'hôtel de ville d'Anvers." Car, estime-t-il, "Bart De Wever s'exprime comme s'il était le patron. C'est inquiétant. Surtout pour nous les francophones."

Concernant l'accord de gouvernement, Elio Di Rupo pointe le saut d'index à cause duquel "les gens vont perdre en moyenne 400 euros par an. [...] Sur une carrière, c'est plus de 25.000 euros." 

Le socialiste critique enfin une batterie de mesures "inefficaces, injustes, anti-sociales" qui épargnent les plus riches. Résultat, estime le socialiste, "la classe moyenne va trinquer. C'est là qu'on trouve que ça ne va pas. On aurait voulu voir le capital contribuer."

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