Expulsion d'un imam radical à Verviers: "Il s’agit d’un signal fort"

Il y a un avant et un après 15 janvier à Verviers où favoriser le vivre ensemble est une priorité.

A. Vbb.
Expulsion d'un imam radical à Verviers: "Il s’agit d’un signal fort"
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Il y a un avant et un après 15 janvier à Verviers où favoriser le vivre ensemble est une priorité.

Alors que huit mosquées sont identifiées à Verviers, que trois d’entre elles sont reconnues et que deux autres sont en cours de reconnaissance, Marc Elsen, le bourgmestre CDH de la cité lainière, sait que les événements du 15 janvier et l’expulsion de cet imam radical verviétois ne sont pas sans conséquences.

"Je pense qu’il s’agit d’un geste fort, d’un signal fort pour les personnes qui sont porteuses d’un discours de haine d’où qu’elles soient", explique-t-il.

Mais au-delà, de l’éviction de cet imam, c’est permettre le vivre ensemble qui est important pour les autorités communales de cette ville qui compte une communauté musulmane qui représente 10 à 12 % de la population.

"À titre personnel, je considère comme une chance que Verviers a été sous les projecteurs à partir du 15 janvier et ce afin de faciliter le dialogue. Mais il faut rappeler que les terroristes de la cellule qui a été démantelée n’étaient pas des Verviétois. Je dis et redis haut et fort que Verviers n’est pas un foyer du terrorisme", explique encore le bourgmestre qui ne veut pas non plus tomber dans l’angélisme.

Au lendemain du 15 janvier , pas mal de choses ont changé à Verviers. Alors que certains sujets étaient jusque-là tabous, un dialogue entre les autorités communales et la communauté musulmane s’est fortement accentué. "Un discours plus franc et plus direct a été instauré. Ceci nous a permis de discuter d’un certain nombre de tabous et ce afin de garantir l’équilibre social et la cohésion sociale. Je considère ça comme une chance."

La ville a aussi mis en place une cellule radicalisme qui permet aux citoyens de poser des questions, de faire part de leurs préoccupations mais aussi de donner l’alerte lorsqu’une personne semble se radicaliser. "Cette cellule est nécessaire car il faut tout mettre en œuvre pour réagir à ces quelques faits qui peuvent nuire à la cohésion sociale", explique encore le bourgmestre.

Verviers n’a cependant pas attendu d’être confrontée au démantèlement d’une cellule terroriste pour se pencher sur la question du radicalisme.

Depuis plusieurs années, un important travail policier est réalisé via la plate-forme radicalisme. Détecter la radicalisation éventuelle des individus est d’ailleurs une priorité du plan zonal de sécurité.


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