Le stress a causé 1 000 ans d’absence dans l’administration fédérale en 2014

Cette information va étonner les détracteurs de l’administration publique : en 2014, les maladies liées au stress étaient la principale cause d’absentéisme parmi les fonctionnaires fédéraux.

Frédéric Chardon
Le stress a causé 1 000 ans d’absence dans l’administration fédérale en 2014
©Reporters

Les fonctionnaires n’échappent pas au burn-out ni aux autres maladies liées au stress.

Cette information va étonner les détracteurs de l’administration publique : en 2014, les maladies liées au stress (épuisement nerveux, fatigue, surmenage, stress professionnel, asthénie, burn-out…) étaient la principale cause d’absentéisme (28,4 %) parmi les fonctionnaires fédéraux.

L’image d’Epinal que l’on peut véhiculer sur la tranquillité du métier de fonctionnaire ne résiste donc pas à l’analyse chiffrée des congés pris pour des raisons de santé.

Les statistiques pour l’administration fédérale ont été données par le ministre de la Fonction publique (et de la Défense), Steven Vandeput, (N-VA), à la Chambre cette semaine. Elles proviennent du dernier rapport sur l’absentéisme pour maladie chez les fonctionnaires fédéraux. Il répondait ainsi à une question du député MR Gautier Calomne. "Plus concrètement, en termes absolus de jours d’absence cumulés, le stress a causé en 2014 près de 350 000 jours d’absence, ou encore 1 000 années d’absence cumulées", a calculé le député libéral.

Toujours sur la base de la réponse de Steven Vandeput, il apparaît que la durée moyenne d’incapacité de travail pour cause de stress est de 18 jours. Les chiffres s’alourdissent avec l’âge des personnes et les types de pathologies dont elles souffrent (23 jours en moyenne spécifiquement pour le burn-out qui est l’une des pathologies liées au stress).

Ces chiffres impressionnent. "Si l’on considère d’autres types de maladies, on voit que le cancer ou la grippe saisonnière représentent respectivement 6,21 % et 1,50 % des cas d’absence, contre 28,4 % pour le stress. Tout laisse donc à penser que les maladies de stress ont été trop longtemps sous-estimées, peut-être même caricaturées, et que leur croissance est loin d’être anodine", commente Gautier Calomne.

"Des maladies sous-estimées"

Plus particulièrement, la question du burn-out dans la fonction publique fédérale inquiète le député : "Un récent rapport de l’Inami indiquait qu’en 2014, 83 155 travailleurs belges ont été touchés par le phénomène du ‘burn-out’, et ces derniers ont dû s’absenter de leurs fonctions durant une période d’au moins une année. Cette problématique est en constante augmentation et les experts estiment qu’un quart des salariés pourrait un jour être concerné."

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