Polémique: une page Facebook appelle à la démission d’un commissaire qualifié de SS !

Les policiers se mobilisent ; l’un d’entre eux a déjà publié une lettre ouverte que voici...

REDACTION DH

Les policiers se mobilisent ; l’un d’entre eux a déjà publié une lettre ouverte que voici...

Suite aux arrestations administratives d'une trentaine de militants anti-fachos – dont le président de la Ligue des droits de l'Homme en personne – qui ont bravé l’interdiction de manifester samedi après-midi à la Bourse, une page Facebook réclamant la démission du commissaire divisionnaire en charge des manifestations à Bruxelles a été créée.

Celle-ci met graphiquement en scène les deux SS contenus dans son nom de famille pour faire référence à l’organisation paramilitaire et policière nazie qui assurait la protection personnelle d'Adolf Hitler.

Le(s) personne(s) – qui a / ont créé cette page déjà likée à plus de mille reprises depuis hier – lui repproche(nt) notamment d’avoir eu une attitude équivoque avec la horde de « hooligans » qui a déferlé sur le mémorial dédié aux victimes des attentats le week-end précédent ! (sa réaction face aux fauteurs de trouble le prenant à partie hier à Molenbeek à voir dans la vidéo qui illustre cet article, NdlR)

Dérapage inacceptable ? C’est l’avis de nombreux policiers sur la Toile. L’un d’entre eux a même décidé de prendre la défense de son collègue dans une lettre ouverte à l’attention du président de la Ligue des droits de l’Homme qu’il a publiée sur Facebook et que voici reproduite en intégralité :

"À Monsieur le Président de la Ligue des droits de l'Homme.

Monsieur,

La police est constituée de deux branches : la police administrative et la police judiciaire. La police judiciaire (constatations, recherches des crimes et délits ...) est sous la direction des Parquets. La police administrative (ordre public, tranquillité et salubrité publique...) est sous la direction et la responsabilité des Bourgmestres.

La manifestation de ce samedi était INTERDITE par l'autorité administrative. La police est le garant des libertés et droits individuels. A ce titre, elle est tenue d'exécuter les instructions des Parquets et des Bourgmestres. 


Votre attitude clairement et volontairement provocatrice ce samedi fait honte aux Droits de l'Homme. En tant que Président, et donc de personne de référence, vous auriez dû faire tout ce qui était humainement possible pour que vos troupes quittent les lieux dans le calme et sans heurts. Vous n'avez eu de cesse que de jouer le jeu de la provocation. C'est lamentable. 


La création d'une page Facebook dont l'en-tête est "VANDERSMISSEN" (du nom du Commissaire Divisionnaire qui était en charge des événements) dont les deux "S" sont les S des SS nazis me font vomir (bravo à l'intellectuel qui a créé cette page). 
 J'oeuvre au quotidien dans le social, dans les quartiers difficiles (faibles revenus, mixité sociale). Je suis un humaniste mais vous me faites honte Monsieur. 
 Je suis dégoûté. 
 Bien à vous."


Dans la foulée, une page Facebook a même été créée pour soutenir le commissaire Vandersmissen et elle a recueilli en un temps record plus de 2.000 likes ! (plus d'infos ici)

La page Facebook en faveur de la démission du policier a quant à elle été nettoyée ; plus aucune référence aux SS n'y figure à présent ! Ses créateurs ont également l'intention de répondre à la lettre ouverte des policiers et se sont déjà exprimés suite à la publication de notre article comme suit :

"En ce qui concerne la réponse à l'article de La DH,

On doit l'admettre, la photo de couverture était un peu exagérée. Le but premier était d'attirer l'attention sur les exagérations et débordements policiers sous le commandement de ce commissaire.

Bien entendu, on peut reprocher exactement ces faits aux supérieurs direct ou indirect de monsieur Vandersmissen.

On pouvait très bien demander la démission d'Yvan Mayeur aussi. Ou pourquoi pas du gouvernement fédéral. Mais force est de constater que le message contre un système répressif passe mieux quand on montre l’exécutant direct.

Nous avons de très nombreuses preuves des débordements policiers de samedi 02/04/2016. Comme par exemple l'épaule démise d'un jeune homme qui n'a absolument rien fait.
Ou alors d'autres coups et blessures que des militants pacifistes ont eus. Interdiction ou pas, ce genre d'acte se répète beaucoup trop souvent lorsque ce commissaire est en fonction.

Est-ce le système de " maintien d'ordre", les ordres de ce commissaire ou alors un système de répression qu'il faut remettre en question? Le débat est ouvert.

Mais les exactions commises sous les ordres de monsieur Vandersmissen ne seront plus jamais passé sous silence à l'avenir."


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