Les aidants proches veulent être reconnus

900.000 Belges sont concernés.

Ma. B.
AIDE MENAGERE A DOMICILE/ familiale hulp PICTURE NOT INCLUDED IN THE CONTRACT
AIDE MENAGERE A DOMICILE/ familiale hulp PICTURE NOT INCLUDED IN THE CONTRACT ©Photo News

900.000 Belges sont concernés.Ce 21 juin, comme chaque année depuis 2014, a lieu la journée nationale des aidants proches. Cette appellation désigne les personnes qui aident et accompagnent un proche en situation de dépendance. Cet accompagnement est réalisé en dehors d’un cadre professionnel et d’une rémunération.

En Belgique, près d’une personne sur dix est concernée et 20 % des aidants proches y consacrent 20 heures par semaine.

Ce sont les femmes entre 55 et 64 ans qui sont les plus nombreuses à assurer ce type de soins, avec près d’une femme sur cinq.

En 2014, une proposition de loi relative à la reconnaissance de l’aidant proche a été approuvée par la Chambre des représentants mais depuis rien n’a bougé sur le terrain.

Une situation que l’asbl Aidants proches dénonce et a du mal à comprendre. En effet, la mise en application de cette loi n’a pas d’implications budgétaires immédiates.

Nicolas aide sa maman malade depuis 13 ans à accomplir toutes ses démarches administratives et financières. Cette assistance lui demande beaucoup de temps et d’énergie et lui a coûté sa relation avec son ex-femme.

"J’étais toujours sur la route pour aider ma mère. C’est une situation très stressante qui a causé beaucoup de tensions dans mon couple", confie-t-il.

Outre les aspects émotionnels, les difficultés financières guettent les aidants.

"Être aidant proche, c’est une mise entre parenthèses de sa carrière, et de soi-même" nous explique Florence Couldrey, la maman d’une petite fille de trois ans atteinte d’une maladie rare. Elle a dû arrêter de travailler pour pouvoir se consacrer à son enfant et à un projet d’étude sur la pathologie dont elle est atteinte.

Elle est loin d’être la seule dans ce cas puisque 57 % des femmes aidantes ont dû abandonner leur travail.

"Il faut tenir compte des conséquences de cette situation sur le futur : maintenant, il faut travailler 40 ans pour avoir droit à sa pension mais c’est impossible quand on doit arrêter de travailler pour s’occuper de quelqu’un" dénonce Florence Couldrey.

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