Les policiers pourraient être armés 24 h sur 24

Mais ce sera pour des durées déterminées et des conditions particulières.

Li. B.

Mais ce sera pour des durées déterminées et des conditions particulières.

Au lendemain d’une réunion, mardi, entre le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA), la hiérarchie policière et l’Ocam, où il a été question de la protection des policiers et des commissariats, trois jours après une attaque à la machette de policières carolos, les syndicats policiers rencontraient, mercredi, des membres du cabinet de l’Intérieur.

Des promesses plus concrètes qu’attendu ont été faites. Elles n’ont toutefois pas été chiffrées.

1. Analyse dans chaque zone. Il a été convenu que les zones de police mèneraient une analyse circonstanciée des mesures de sécurité nécessaires. Le but est d’arriver à un ensemble cohérent et commun de mesures à appliquer dans les 189 zones du pays.

2. Méthodologie de l’Ocam. Le cabinet de M. Jambon a promis d’œuvrer à une révision de la méthodologie de l’analyse de la menace par l’Ocam, l’organe chargé de cette analyse. On pourrait s’orienter vers une révision des mesures de sécurité applicables aux policiers et aux commissariats même sans relèvement du niveau de la menace.

3. Armement. Il est désormais question de permettre aux policiers d’être armés en toutes circonstances. Le ministre de l’Intérieur devrait prendre un arrêté royal en ce sens. "Cette autorisation vaudra pour une période déterminée", a indiqué le secrétaire permanent de la CSC Police, Stéphane Deldicque. Le cabinet a, par ailleurs, promis de sensibiliser l’auditeur du Conseil d’Etat à la nécessité de rendre sans tarder un avis sur la possibilité pour les agents de police de porter, outre une matraque et un spray au poivre, un pistolet. En attendant, les zones de police sont priées de faire un inventaire des agents intéressés par une formation et un armement.

4. Munitions. "La procédure d’achat de nouvelles munitions va également être accélérée", a expliqué Patrick Roijens, du SLFP.

5. Budget. "Quand nous avons abordé les moyens à mettre en œuvre pour financer les nouvelles mesures, nous n’avons pas eu de réponse", a regretté Eddy Quaino (CGSP Admi). Le risque est que les zones doivent composer avec leurs moyens actuels, alors que le financement n’a plus été revu depuis 2001.

6. Actions. Des rumeurs d’actions couraient ces dernières heures. Il n’en est plus question. "Il faut fonctionner en partenaires de travail et viser une certaine union sacrée, a estimé Stéphane Deldicque. Mais nous restons vigilants."


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