Le prince Laurent a rencontré le Premier ministre du Sri Lanka sans l'autorisation du gouvernement belge

Les députés flamingants (ex-N-VA et aujourd'hui indépendants) Veerle Wouters en Hendrik Vuye viennent de publier une information explosive sur leur site internet. Le Prince Laurent a, à nouveau, pris des libertés diplomatiques à des fins privées (son engagement en faveur des énergies renouvelables).

Frédéric Chardon et Antoine Clevers
Le prince Laurent a rencontré le Premier ministre du Sri Lanka sans l'autorisation du gouvernement belge
©Photonews

Les députés flamingants (ex-N-VA et aujourd'hui indépendants) Veerle Wouters en Hendrik Vuye viennent de publier une information explosive sur leur site internet. Le prince Laurent a, à nouveau, pris des libertés diplomatiques à des fins privées (son engagement en faveur des énergies renouvelables).

Il a en effet rencontré le Premier ministre du Sri Lanka, Ranil Wickremesinghe, le 17 octobre dernier sans l'autorisation du gouvernement fédéral. Or, vu son appartenance à la famille royale, cette autorisation doit être demandée et obtenue auprès du ministre des Affaires étrangères (pour rappel, il y a toutefois un débat entre constitutionnalistes sur le fait de savoir si cette obligation incombe également au prince Laurent ou pas).

Didier Reynders a confirmé cette information aux deux parlementaires dans une réponse à la Chambre des Représentants : "Mes services ont été informés le soir du 17 octobre par l’Ambassade du Sri Lanka. Ceci est donc après la rencontre avec S.A.R. le prince Laurent et le Premier ministre du Sri Lanka. Pendant ces rapports qui ont eu lieu avec l’ambassade du Sri Lanka pour la visite du Premier ministre Ranil Wickremesinghe, nous n’avons pas été informés qu’une telle rencontre aurait lieu ou pourrait avoir lieu. En vertu de ce qui précède, je n’ai pas donné d’avis concernant l’opportunité d’une rencontre."

Le ministre Reynders n'a pas davantage commenté l'affaire mardi. Il renvoie au contenu de sa réponse écrite. Il n'est - dès lors - pas encore question de prendre des sanctions.

Le prince Laurent avait déjà, par le passé, pris des initiatives similaires "illégales" lors d'un voyage en République démocratique du Congo.

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