La chasse contre les trafiquants d’animaux exotiques va s’intensifier (VIDEOS)

La Belgique entend mieux lutter contre le commerce illégal des NAC par un renforcement des services de contrôle et d’inspection

B.D.
La chasse contre les trafiquants d’animaux exotiques va s’intensifier (VIDEOS)
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La Belgique entend mieux lutter contre le commerce illégal des NAC par un renforcement des services de contrôle et d’inspection

La Belgique va intensifier sa lutte contre le trafic international d’animaux exotiques dont notre pays est une plaque tournante de part sa situation géographique en renforçant les contrôles dans les aéroports (Zaventem), au port d’Anvers ainsi qu’aux frontières. La ministre fédérale de l’Environnement Marie – Christine Marghem (MR) s’est rendue ce lundi au parc Pairi Daiza (Brugelette) en choisissant d’officialiser l’information à bord du Mersus Emergo, du nom de cet imposant baleinier reconstitué sur les étangs du domaine animalier de Cambron-Casteau. Depuis le début des années 2000, ce bateau sensibilisant le public à la protection des espèces menacées abrite l’asbl Carapace, spécialisée dans la prise en charge des nouveaux animaux de compagnie (NAC) qui trouvent ici refuge après avoir été abandonnés par leurs propriétaires ou saisis suite à une détention ou à une commercialisation illégale. Ils sont environ 2000 survivants de la bêtise humaine - reptiles, amphibiens et arachnides - à s'offrir au regard des visiteurs dans des conditions enfin dignes de ce nom.
« Dès le mois de septembre, l’engagement de personnel supplémentaire permettra de porter les effectifs à sept inspecteurs en plus de deux contrôleurs », a fait savoir la ministre ayant dans ses compétences la gestion de l’importation, de l’exportation et du transit sur notre territoire des espèces animales et végétales (environ 35.000) protégées par la convention de Washington (CITES).

Au niveau belge, M-C Marghem demandera au prochain gouvernement wallon de signer un accord de coopération avec l’ensemble des régions et le fédéral pour une harmonisation et un renforcement des contrôles. Des accords allant dans le même sens seront également ratifiés avec les services douaniers.

On estime que les revenus tirés du trafic des NAC génèrent des revenus oscillant entre 8 et 20 milliards d’euros, ce qui place ce type de criminalité au même niveau que le trafic de drogue, d’armes et d’êtres humains. En 2016, la cellule belge CITES a effectué 167 contrôles contre 237 durant l’année précédente, dont 50% ont donné lieu à un procès-verbal et à des amendes pour un montant total de 22.835€. Les reptiles, les rapaces, les perroquets et l’ivoire totalisent à eux-seuls 74% des contrôles opérés par les inspecteurs du CITES.

Concernant les défenses d’éléphant, le commerce illicite de l’ivoire a plus que doublé depuis 2007 tandis que le braconnage des rhinocéros a augmenté de 7000% en Afrique du Sud, mettant en péril la survie même de l’espèce, y compris en captivité. En mars dernier, des braconniers ont tronçonné la corne d’un rhinocéros dans un zoo près de Paris, avant de l’abattre de plusieurs balles ! Une triste première qui a incité le parc Pairi Daiza a coupé de manière préventive celles de ses propres spécimens.

En 2014, la Belgique a détruit son stock de 1,5 tonnes d’ivoire saisis par les douanes tout en finançant des projets de sauvegarde de l’éléphant africain au travers de l’African Elephant Fund dont elle fait partie du comité directeur depuis 2015.




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