"Quand on s'arrête, tout s'arrête": pourquoi les femmes feront grève ce 8 mars

Li.B.
Illustration picture shows a protest of women's rights group 'Assez is Genoeg' on International Women's Day, Thursday 08 March 2018 in Brussels, to demand more attention for the socioeconomic status of women. BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK
Illustration picture shows a protest of women's rights group 'Assez is Genoeg' on International Women's Day, Thursday 08 March 2018 in Brussels, to demand more attention for the socioeconomic status of women. BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK ©BELGA

Histoire de montrer que "quand elles s’arrêtent, le monde s’arrête"…

C’est une première en Belgique. Impressionnées par le succès de la grève des femmes menée l’an dernier en Espagne à l’occasion de la Journée internationale pour les droits des femmes, des associations féministes belges ont décidé de leur emboîter le pas en 2019.

Le Collecti.e.f 8 maars, qui coordonne l’initiative en Belgique, a donc lancé l’appel, samedi, à Bruxelles, à une grève des femmes le 8 mars. Histoire de montrer, comme l’ont fait les Espagnoles, que si les femmes s’arrêtent, le pays tourne au ralenti.

Le Collecti.e.f 8 maars a pu rassembler autour de mêmes revendications différents syndicats et associations.

Ce que propose le collectif pour ce vendredi 8 mars ? "Pendant toute la journée ou quelques heures, arrête de faire ce que tu fais d’habitude au travail, à la maison, aux études, dans ta façon de consommer. Rejoins les activités organisées dans ton travail ou ton quartier !"

Le programme ? À 14 heures, "là où tu te trouves, fais du bruit ! Avec tes copines et des casseroles, klaxons, youyous…"

À 17 heures, les grévistes sont invitées à "récupérer l’espace public" pour "marcher, crier, fêter avec les femmes de ta ville". Un rassemblement est prévu au Carrefour de l’Europe, dans le centre de Bruxelles.

Des actions sont aussi pressenties dans des entreprises et des universités, tant à Bruxelles qu’en Wallonie et en Flandre.

Le hashtag #8maars a été créé pour rendre visible et faire le lien entre toutes les initiatives sur les réseaux sociaux.

Par cette grande action, le collectif entend dénoncer le fait que les femmes sont encore trop souvent victimes de discriminations en Belgique, comme partout ailleurs dans le monde, dans toutes les sphères du quotidien : rémunérations salariales inférieures, plafond de verre, partage inégal des tâches ménagères, taxes sur des produits de consommation féminins (la "taxe tampon")… Chaque femme est invitée à prendre part à cette grève, selon ses possibilités, ses affinités, ses envies et sa réalité quotidienne.


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