Avortement à 18 semaines : la décision attendue ce vendredi

Le texte très controversé sera à nouveau débattu en Commission Justice ce vendredi.

Avortement à 18 semaines : la décision attendue ce vendredi
©Montage

Le texte très controversé sera à nouveau débattu en Commission Justice ce vendredi.

Ce vendredi, les députés de la Commission Justice seront amenés à se prononcer sur une proposition de loi visant à dépénaliser définitivement l’interruption volontaire de grossesse et à étendre le délai légal pour avorter de 12 à 18 semaines.

Après les tentatives du CD&V pour faire échouer le vote en première lecture, les députés qui sont derrière la loi (PS, Ecolo-Groen, PTB, MR, PVDA-PTB, Open Vld et sp.a.) sont plus déterminés que jamais à faire passer leur projet de loi. "On va aller au finish", prévient Sophie Rohonyi (Défi). "On a déjà loupé le coche l’année passée. Ce serait une grosse déception pour les acteurs de terrain si la loi ne passait pas."

"C’est un texte fort symboliquement. On sait qu’on ne va pas nous faire de cadeaux mais on va essayer d’avancer pas à pas sur la question", appuie Eliane Tilieux (PS).

L’allongement du délai légal à 18 semaines (contre 12 actuellement) est probablement le point le plus sensible de la proposition de loi. Ses défenseurs estiment que la Belgique est à la traîne par rapport à plusieurs de ses voisins européens et que la loi en vigueur n’est pas en accord avec la réalité de terrain.

"20 experts sont venus s’exprimer sur la question et ont estimé qu’il était intolérable que des femmes doivent aller à l’étranger pour pouvoir interrompre une grossesse non désirée. La Belgique est à la traîne par rapport aux Pays-Bas, à l’Espagne et à la Grande-Bretagne, où il est possible d’avorter jusqu’à 24 semaines. En Suède, le délai est fixé à 18 semaines. Nous avons décidé de nous aligner avec ce pays. Ce chiffre est le résultat d’un consensus. Pour nous, il était indispensable de ne pas dépasser le seuil de viabilité", estime Eliane Tilieux.

Si la loi passe, un enjeu pratique de taille se posera : la question de la formation des soignants. Ceux-ci ne sont en effet pas habitués à pratiquer des avortements au-delà de douze semaines. "La question de la formation sera effectivement centrale. Il faudra former les médecins pour qu’ils puissent accompagner au mieux les femmes qui en ont besoin."

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be