CEB, CE1D et CESS annulés si le confinement se prolonge au-delà du 19 avril

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé mardi que si les mesures de confinement se prolongeaient au-delà du 19 avril - et ainsi la fermeture des écoles - les épreuves certificatives externes, soit le CEB en fin de 6e primaire, le CE1D en fin de 2e secondaire et le CESS en fin de 6e secondaire, seront annulées.

Ma.Be

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé mardi que si les mesures de confinement se prolongeaient au-delà du 19 avril - et ainsi la fermeture des écoles - les épreuves certificatives externes, soit le CEB en fin de 6e primaire, le CE1D en fin de 2e secondaire et le CESS en fin de 6e secondaire, seront annulées.

Mardi, au terme d’une réunion particulièrement longue, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et la ministre de l’Éducation, Caroline Désir, ont validé différents scénarios concernant l’organisation de la fin de l’année scolaire en fonction de la date de la fin du confinement.

Selon le scénario qui semble aujourd’hui le plus probable, à savoir une prolongation du confinement au-delà du 20 avril, les épreuves de certification externe (CEB, CE1D et CESS) seront annulées.

“En raison des matières non vues et du manque de pratique, les épreuves risquent de ne pas être adaptées au niveau de la majorité des élèves. Il paraît en outre impossible de modifier le contenu des épreuves, par exemple en étirant certaines questions qui porteraient sur de la matière non vue, puisque les apprentissages ne sont pas abordés dans le même ordre dans toutes les écoles. Le temps normalement consacré par les élèves à passer ces épreuves pourrait dès lors être mis à profit pour récupérer le temps d’apprentissage perdu”, justifie la ministre.

Dans ce scénario, il reviendra aux conseils de classe de se prononcer sur la réussite des élèves et l’octroi des certificats sur base de leur travail de l’année.

Si les écoles devraient rouvrir leurs portes le 20 avril, les épreuves seraient maintenues.

Si le confinement est prolongé au-delà du 19 avril, les écoles devront continuer à suivre les mesures qui sont déjà en vigueur en matière d’enseignement à distance, à savoir l’obligation de n’aborder dans les cours que des matières qui ont déjà été vues en classe, dans une logique de remédiation, de consolidation et de dépassement. Les enseignants sont en outre encouragés à garder un lien avec leurs élèves autour des apprentissages et de déterminer les élèves qui devront faire l’objet d’un suivi plus spécifique au moment de la reprise des cours.

“Il convient de préparer dès à présent l’hypothèse d’une prolongation du confinement au-delà du 30 avril. Dans cette hypothèse, la réflexion sur les conditions dans lesquelles de nouveaux apprentissages pourraient éventuellement être abordés doit être poursuivie, et plus particulièrement pour les élèves de troisième et de dernière année”, précise Caroline Désir.

Des inquiétudes subsistent, selon la Fédération des étudiants francophones

“On est évidemment content que des mesures aient été prises. Ça permet de lever un peu le flou qui inquiétait énormément les étudiants. Nous sommes également satisfaits de voir que ces mesures ont été prises en concertation avec les acteurs locaux de l’enseignement supérieur. Nous sommes cependant encore inquiets. Comment la ministre va-t-elle faire pour garantir que des étudiants dans le même domaine mais dans deux universités différentes reçoivent le même traitement ? Comment va-t-elle assurer la cohérence entre établissements ? C’est un des points qui retiendra notre attention dans les jours qui viennent”, indique Chems Mabrouk, présidente de la Fédération des étudiants francophones.

La FEF s’interroge également au sujet des subsides accordés aux universités pour venir en aides aux étudiants. “Comment seront-ils attribués ? Les choses devront être éclaircies”, estime Chems Mabrouk.

La FEF s’est toutefois dite satisfaite de l’injonction adressée aux universités et hautes écoles de communiquer les modalités d’examen le 27 avril au plus tard. “L’une de nos revendications était que les établissements d’enseignement supérieur communiquent ces informations au moins un mois avant les examens. Nous sommes donc satisfaits de cette mesure.”

Sur le même sujet

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be