Impact du déconfinement, nettoyage des masques, capacités en soins intensifs: ce qu'il faut retenir de la conférence de presse ce vendredi

Ce vendredi, les experts ont communiqué les différents chiffres relatifs à la pandémie de coronavirus en Belgique.

Impact du déconfinement, nettoyage des masques, capacités en soins intensifs: ce qu'il faut retenir de la conférence de presse ce vendredi
©BELGA

Ce vendredi, les experts ont communiqué les différents chiffres relatifs à la pandémie de coronavirus en Belgique et ont répondu aux questions des journalistes.

On dénombre 190 nouveaux décès, ce qui est une baisse par rapport aux chiffres annoncés ce jeudi. Toutefois, il faut prendre cette donnée avec des pincettes car, comme l'a précisé Steven Van Gucht, le nombre de décès en maison de repos en Flandre n'a pas été reporté à cause d'un problème technique. Ils seront donc annoncés ce samedi.

De plus, on constate que 9.401 tests ont été réalisés au cours des dernières 24h. On se rapproche donc petit à petit de l'objectif des 10.000 tests quotidiens annoncés par le gouvernement il y a quelques semaines.

Bientôt un déconfinement partiel ?

En plus de ces chiffres, les experts ont abordé d'autres questions sensibles. L'une d'entre elle concernait notamment le déconfinement, dont les mesures et les impacts sont très attendus. Ce vendredi en soirée, le conseil national de sécurité va normalement annoncer un assouplissement des mesures. Mais, ce n'est pas pour autant que le virus va disparaître, prévient d'emblée Steven van Gucht, en l'absence d'Emmanuel André. " Il faut être conscient que le virus va continuer à circuler dans les semaines à venir. Il n'aura pas disparu au mois de mai. L'assouplissement des mesures ne va pas augmenter le risque de propagation du virus si on respecte les mesures de sécurité de base. Il faut donc respecter les règles. Premièrement, si on se sent malade, on reste à la maison. Deuxièmement, il faut garder ses distances et enfin, il faut bien penser à se laver les mains", affirme le porte-parole interfédéral. 

Dans la foulée, Benoit Ramacker a précisé que les chiffres de ces derniers jours ont montré que l'objectif collectif de diminuer la propagation du virus était réussi. "Cela nous donne des perspectives à court terme pour reprendre le cours de nos vies progressivement. La réalité est que le virus est encore et toujours présent dans notre société. Il faudra l'accepter durant les prochaines semaines et vivre avec. Pour notre santé à tous, il faudra adapter nos comportements et nos habitudes. Dans les prochaines semaines, étape par étape, nous allons augmenter notre espace de vie sécurisé mais toujours de manière prudente car le risque de revenir aux mesures plus strictes existe si la propagation du coronavirus augmente de façon exponentielle. Chacun doit donc agir de manière solidaire. De nouvelles habitudes doivent être prises. Nos efforts communs de ces dernières semaines nous ont permis de rendre la situation gérable pour les hôpitaux et les professionnels de soins de santé. On aura encore besoin de cette solidarité à l'avenir", détaille-t-il.

Durée de vie des masques 

Une autre question concernait les masques en tissu et leur durée de vie. Steven Van Gucht a expliqué comment nettoyer et décontaminer les masques. "C'est difficile de déterminer une durée de vie de ce genre de masque car cela dépend fortement du type de tissu utilisé pour réaliser le masque. En théorie, on peut le réutiliser à condition que la qualité du tissu reste bonne. On peut le porter pendant une journée. Après cela, c'est important de nettoyer le masque et de le décontaminer. C'est possible en le lavant à 60° pendant une demi-heure ou en le faisant bouillir. Si la qualité du tissu reste bonne après cela, on peut le remettre et recommencer le lavage. Il est conseillé d'avoir plusieurs masques par personnes pour ne pas devoir laver le sien tous les jours."

Et la capacité des hôpitaux ?

Le déconfinement va-t-il provoquer une hausse du nombre de cas ? Steven Van Gucht estime qu'il est tout à fait possible de déconfiner les Belges tout en maintenant une diminution des chiffres (hospitalisations, nouveaux cas, soins intensifs). "On ne peut pas déterminer un seuil. La capacité des soins intensifs est un paramètre très important pour permettre le déconfinement. Il faut toujours pouvoir garantir qu'il y a assez de place dans les soins intensifs. Malgré l'assouplissement des mesures, on veut voir les chiffres diminuer encore. Je pense que c'est possible si on respecte les règles de base" , précise-t-il.

Enfin, près de deux semaines après le week-end de Pâques, au cours duquel des Belges n'ont pas respecté les mesures de confinement, il n'est pas encore possible de déterminer si le comportement irresponsable de certains s'est traduit directement dans les chiffres. "On remarque, dans les chiffres des derniers jours une tendance à la baisse. L'impact du week-end de Pâques n'a pas été visible. Mais peut-être que si les gens étaient restés plus chez eux, on aurait vu une baisse dans les chiffres. On ne sait pas le savoir" , a répondu Steven Van Gucht

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