Marc Van Ranst: "Les voyages à l’étranger sont des portes ouvertes au retour du Covid"

Marc Van Ranst estime que le gouvernement commet la même erreur qu’en mars.

Marc Van Ranst: "Les voyages à l’étranger sont des portes ouvertes au retour du Covid"
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Marc Van Ranst estime que le gouvernement commet la même erreur qu’en mars.

Au lieu de la quarantaine obligatoire exigée par Marc Van Ranst, le gouvernement fédéral, par le biais de sa ministre de la Santé Maggie De Block, mise sur le civisme des voyageurs.

À l’arrivée de ceux-ci aux aéroports de Charleroi et de Zaventem, ils doivent faire face à une caméra thermique pour seul contrôle. Or, l’on sait aujourd’hui que l’on peut être porteur asymptomatique. En d’autres termes, certains voyageurs peuvent être porteurs du virus sans la moindre poussée de fièvre. Ceux-là passeront l’écueil de la caméra thermique sans la moindre alerte, estime Marc Van Ranst, et pourraient donc contaminer ensuite les membres de leur bulle. "Et nombreux sont aussi ceux qui voyagent en voiture. Ceux-là ne seront jamais contrôlés."

Le gouvernement recommande aux touristes belges de retour de Catalogne de remplir un document pour permettre leur traçage. Un document uniquement en français et en néerlandais qui empêche donc le traçage des hispanophones et anglophones. Par ailleurs, les touristes revenant de Catalogne sont invités à se faire dépister. Mais sans obligation.

Selon Marc Van Ranst, les vacances à l’étranger sont donc la porte ouverte au retour du Covid chez nous. "Une deuxième vague est plausible et si elle devait avoir lieu, elle ne naîtra pas en Belgique mais viendra, comme la première, de l’étranger, assure Marc Van Ranst. Il est définitivement trop tôt pour partir en vacances à l’étranger. Ceux qui le font doivent aussi accepter de se mettre en quarantaine quand ils reviennent chez nous. Sans quoi la deuxième vague sera inévitable."

Et le virologue louvaniste de le répéter : le gouvernement doit prendre ses responsabilités en testant systématiquement tous ceux qui reviennent de l’étranger, et en plaçant en quarantaine ceux qui reviennent de zone à risque comme, souligne-t-il, la Catalogne. "Si on ne fait rien et qu’une deuxième vague arrive, nous ne pourrons plus dire que nous ne savions pas", conclut Marc Van Ranst.

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