Vincent Van Quickenborne affirme que les mesures covid jugées illégales resteront en place, Vandenbroucke "pas impressionné" par la condamnation

Le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, était sur le plateau de LN24 pour réagir à la décision du tribunal de première instance de Bruxelles qui a jugé que les mesures de restrictions actuellement en vigueur pour lutter contre le pandémie de coronavirus en Belgique étaient illégales: "On ne lève pas les mesures", a-t-il affirmé. De son côté, le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (Vooruit) s’est dit 'pas impressionné' par la condamnation.

Mercredi, le tribunal de première instance de Bruxelles communiquait son jugement sur les mesures de restrictions actuellement en place: elles sont illégales. Pour autant, celles-ci seront-elles levées dans un avenir proche ? Rien n'est moins sûr si l'en en croit le ministre de la Justice: "Les mesures restent en vigueur, il y a encore des poursuites pénales et il n’y a pas d’astreinte. On va passer en appel et continuer à travailler sur la loi Pandémie", explique M. Van Quickenborne.

Il ajoute par ailleurs que "d’autres décisions ont été prises par le passé et que le Conseil d’État a décidé qu’il y avait une base légale à plusieurs reprises": "On essaiera de convaincre la cour d’appel de Bruxelles de prendre une décision dans les 30 jours", avance-t-il.

Vincent Van Quickenborne se prononce également sur la suite de la procédure: "A part aller en appel, on va mettre en place la Loi Pandémie et voter cette loi après les vacances de Pâques. Hier, on a pris connaissance de cette décision, il y a déjà eu des déclarations au Parlement. Aujourd’hui, on a le débat avec le Premier ministre au Parlement."

"Pas impressionné"

Dans un entretien accordé à De Morgen, Frank Vandenbroucke s’est dit "pas impressionné" par la décision du Tribunal de première instance: "Il faudra appliquer les mesures strictement. Aussi bien collectivement qu’individuellement. Cela ne fonctionnera pas autrement", martèle-t-il.

Le ministre de la Santé reconnaît cependant que la situation est difficile pour les Belges: "Je sais que c’est exténuant et que tout le monde en a assez. Mais il faut se mettre à la place des gens qui travaillent dans les hôpitaux. Ce qu’ils font est épuisant. Il en est de même pour les généralistes."


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