"Une faible crédibilité!": candidat face à Maxime Prévot à la tête des Engagés, Marc Antoine Mathijsen froisse certains ténors du parti

Marc Antoine Mathijsen a envoyé une invitation à la presse qui fait aujourd'hui beaucoup de bruit...

"Une faible crédibilité!": candidat face à Maxime Prévot à la tête des Engagés, Marc Antoine Mathijsen froisse certains ténors du parti
©Montage Belga et Clevers

Marc Antoine Mathijsen a annoncé lundi sa candidature à l’élection présidentielle des Engagés, prévue le 22 juin. Il est le premier concurrent déclaré du président sortant, Maxime Prévot.

Marc Antoine Mathijsen avait quitté le PSC en 2002, lors de sa mue en CDH, pour fonder le CDF (Chrétiens démocrates francophones). Après un nouveau passage au CDH, il se présentera sur une liste MR aux communales de 2018, avant d'une nouvelle fois revenir au CDH il y a trois ans. "Je suis volatil, comme les électeurs mais j'ai toujours été fidèle à mes valeurs", assurait-il ce lundi à nos confrères de La Libre, ajoutant "être d'accord avec 90% du manifeste des Engagés" mais regrettant le manque de"racines chrétiennes".

Sur l'invitation envoyée à la presse, lundi, pour l'annonce de sa candidature, Marc-Antoine Mathijsen mentionnait notamment les noms de Joëlle Milquet, Benoît Lutgen, Catherine Fonck ou Alda Greoli. Des personnalités dont l'absence au congrès du parti samedi posait justement question. De là à soutenir le nouveau candidat? Pas du tout. Aucune des quatre personnes n'a en réalité été consultée. Catherine Fonck avait déjà confié toute sa surprise à La Libre: "Je découvre mon nom sur l'invitation de presse. Je n'étais pas au courant. Je ne suis pas associée à la candidature de M. Mathijsen".

L'ex-président Benoît Lutgen, absent samedi du congrès en raison d'obligations locales, a lui réagi via les réseaux sociaux, assurant ne pas avoir été informé.

Joëlle Milquet a elle aussi réagi sur Twitter, assurant ne pas avoir été consultée et plaisantant même sur le fait que "ce candidat avait déjà formé une dissidence contre moi et le changement de nom du CDH en 2002".

La députée régionale et de la Fédération Wallonie-Bruxelles Alda Greoli a pour sa part expliqué que son absence samedi au congrès n'était pas liée à un manque de confiance envers Maxime Prévot et le parti, auxquels elle accorde tout son soutien. "Utiliser mon absence démontre la faible crédibilité de cette candidature!" renchérit-elle, en taclant Marc-Antoine Mathijsen.

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