"C’est le bon moment": les experts veulent la disparition du masque dans les transports en commun

Les experts appellent à la levée du port du masque obligatoire dans les transports en commun.

"C’est le bon moment": les experts veulent la disparition du masque dans les transports en commun
©GUILLAUME JC / BELGA

Alors que le baromètre corona est placé en code jaune depuis le 7 mars, ce qui signifie que quasiment toutes les mesures sanitaires destinées à ralentir la propagation du virus ont été levées. Le port du masque buccal dans les transports en commun reste, lui, obligatoire. Une mesure qui pourrait être levée suite au comité de concertation prévu ce vendredi. Un changement pour lequel le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, est favorable même s’il préconise toutefois de la conserver dans les hôpitaux, les salles d’attente et chez le pharmacien. Le ministre insiste également sur l’importance, pour les personnes âgées et vulnérables, de continuer à porter le masque dans les transports.

Alors que le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) indique que les souches BA.4 et BA.5 pourraient mener à une reprise des contaminations en Europe, notamment cet été. Est-ce le moment de lever les dernières mesures? "Je pense que c'est le bon moment quel que soit la crainte liée aux variants BA4 et BA5 qui ne sont pas vraiment implémentés chez nous (de l'ordre de 1 % des contaminations détectées). On a bon espoir que les variants dominants les empêchent un peu de s'implémenter ici. Il va falloir suivre cela de près mais il n'y a pas de raison qu'ils soient porteurs d'une virulence extraordinaire, assure Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19. P our les masques dans les transports, cela ne sert plus à rien d'obliger les gens à faire des choses qu'ils ne font plus si ce n'est se glorifier à prendre des décisions qui ne sont pas suivies. Il faut expliquer pourquoi on le retire maintenant tout en rappelant qu'on pourrait le réintroduire plus tard, notamment à l'automne. La prévention et la sensibilisation doivent être nos priorités pour appréhender au mieux l'avenir et les potentiels nouveaux variants".

Vers la fin du port du masque dans les transports

Un été à l'abri de toute vague d'infections avant un automne beaucoup plus incertain. C'est le scénario envisagé par les experts pour prédire l'évolution de l'épidémie de Covid-19. Chez nous, les contaminations comme les hospitalisations poursuivent d'ailleurs leur décrue. "Les indicateurs diminuent lentement mais sûrement, précise Van Laethem. On est toujours dans cette tendance où on constate que le variant Omicron entraîne moins d'hospitalisations que les autres même si les chiffres sont sûrement sous-estimés au vu de la manière dont on teste. La problématique est désormais de savoir comment gérer les profils à risques, notamment les personnes sensibles avec des traitements ciblés comme les anticorps monoclonaux. Par ailleurs, on peut dire que l'été sera calme. Il fera chaud, les gens seront dehors donc les risques seront très limités. Sauf mauvaise surprise, on est à l'abri jusqu'au moins mi-septembre."

À côté de cet optimisme ambiant, l'évolution des sous-variants BA4 et BA5 continuera d'être scrutée de près dans les prochaines semaines. "Si l'avantage de BA.4 et BA.5 se confirmait reposer sur l'évasion immunitaire, alors une vague de réinfections serait probable sans pour autant que la gravité clinique soit supérieure", met en garde Tom Wenseleers, biostatisticien à la KU Leuven.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be