"C’est une obligation qui devient compliquée à faire respecter": STIB, SNCB et TEC unanimes sur le port du masque dans les transports

La mesure est de moins en moins respectée.

"C’est une obligation qui devient compliquée à faire respecter": STIB, SNCB et TEC unanimes sur le port du masque dans les transports
©BELGA

Au sein des stations de métro bruxelloises, plus rien ou presque ne rappelle que l'épidémie de coronavirus qui plonge le monde dans un marasme sanitaire depuis plus de deux ans est encore bien présente. Seuls quelques panneaux d'affichage rappellent que le port du masque est encore imposé au sein des rames. Des wagons dans lesquels le port de la protection buccale est de moins en moins respecté. La DH a fait un rapide comptage dans une rame de métro. Si les voyageurs affublés d'un masque sont encore plus nombreux, entre un quart et un tiers des passagers ne prennent plus la peine d'en porter, s'exposant ainsi à une amende de 250 €. "C'est une obligation qui devient compliquée à faire respecter, admet Françoise Ledune, porte-parole de la Stib. Notamment car il commence à faire de plus en plus chaud. La mesure est de moins en moins comprise et donc de moins en moins respectée."

Pourtant, la Stib continue à faire ses contrôles. Entre janvier et avril, seulement 421 infractions ont été sanctionnées. Avec des chiffres allant à la baisse : de 154 procès-verbaux dressés en janvier, on n'en a plus recensé que 67 en avril. "Depuis le début, le mot d'ordre était la sensibilisation, confie Cindy Arents, porte-parole de la Stib. On ne sanctionne que quand il y a refus manifeste. Pas quand le voyageur s'exécute après que le contrôleur lui a rappelé la mesure."

Vendredi, le Codeco pourrait lever l'obligation, comme c'est le cas depuis lundi en France. Tant à la Stib qu'à la SNCB, on se dit favorable à la suppression du port du masque dans le matériel roulant. "Comme depuis le début de la crise, nous nous plierons aux décisions du Codeco, confie Marianne Hiernaux, porte-parole de la SNCB. Nous ne sommes pas des experts en matière de gestion d'épidémie et nous n'interférerons donc jamais dans une décision de santé publique."

La SNCB précise que des contrôles sont toujours opérés. "Mais les sanctions deviennent de plus en plus rares, conclut Marianne Hiernaux. Depuis le début de l'année, on tourne autour des 200 procès-verbaux, contre plus de 6 000 depuis le début de la crise sanitaire."

Y. N.

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