Nucléaire, réforme fiscale, pension,... : Ces dossiers chauds sur lesquels coince le gouvernement Vivaldi

Le pouvoir d’achat n’est qu’un des nombreux sujets sur lequel la Vivaldi va s’écharper.

Nucléaire, réforme fiscale, pension,... : Ces dossiers chauds sur lesquels coince le gouvernement Vivaldi
©BELGA

De par son essence même, la Vivaldi est promise à connaître des conflits à répétition. Les crispations autour du pouvoir d'achat ne sont que l'un d'entre eux. Avec sept partis différents, qui regroupent des idéologies socialistes, libérales et écologistes, ses discussions sont amenées à faire beaucoup de bruit. On l'a vu avec les négociations sur le budget à l'automne 2021, les crispations lors de la grève des sans-papiers ou encore le douloureux parcours ayant mené à la signature d'un accord énergétique au mois de mars dernier. L'accord sur la réforme du marché de l'emploi au mois de février a aussi occasionné quelques nuits blanches. "Mais ce qui me surprend, c'est qu'Alexander [De Croo, le Premier ministre] arrive toujours à trouver des accords", nous confiait Egbert Lachaert, président de l'Open VLD, il y a quelques semaines.

Ces dossiers ne sont toutefois pas encore refermés et ils promettent de soulever encore de nombreux débats. "On n'est jamais à l'abri de voir le gouvernement tomber. Et ça peut être sur un dossier auquel personne ne s'attendait", observe une source fédérale, citant la crise gouvernementale autour du pacte de Marrakech en 2018.

Dans la liste des dossiers sulfureux, on peut relever le nucléaire, les pensions, la réforme fiscale ou le fameux job-deal.

Rappelons qu’à peine l’accord énergétique actant la prolongation du nucléaire avait-il été signé que le MR revenait à la charge, en affirmant qu’il fallait garder plus de réacteurs en activité.

Dans le domaine des pensions, l'accord de gouvernement promet de "rapprocher les différents régimes - salariés, fonctionnaires, indépendants - tout en respectant les droits acquis". L'objectif de la réforme étant de relever la pension minimale et les pensions les plus basses. Le PS a déjà proposé de faire monter la pension minimale à 1 500 euros. Les libéraux ont répliqué qu'il ne fallait pas récompenser sur le même pied ceux qui avaient "beaucoup bossé" et les autres. Le projet de réforme mené par la ministre Karine Lalieux (PS) va assurément faire l'objet de houleuses tractations.

La réforme fiscale, très attendue, tarde à arriver. Elle ne se fait découvrir qu’au travers de fuites dans la presse qui révèlent des propositions affolantes : augmentation de la TVA, taxation plus importante des allocations familiales, suppression du coefficient conjugal et des chèques-repas… Au parlement, plusieurs députés partenaires de majorité ont déjà fait part de leur effroi.

Reste encore le "job deal", ce fameux accord sur l’emploi sur lequel patrons et syndicalistes sont incapables de s’entendre. Ces divergences de vues se retrouvent au sein des partis de la coalition.

Sans oublier la réforme institutionnelle qui devra se nourrir des réponses publiées sur la plateforme participative lancée fin avril.

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