Guerre en Ukraine : la Défense veut contribuer à la construction d'infrastructures pour l'Otan en Roumanie

La Défense veut contribuer à la construction de davantage de blocs de logements pour les troupes de l'Otan stationnées en Roumanie.

Guerre en Ukraine : la Défense veut contribuer à la construction d'infrastructures pour l'Otan en Roumanie
©Belga

La ministre de la Défense Ludivine Dedonder déposera dans les prochaines semaines une proposition en ce sens au conseil des ministres. Actuellement, quelque 300 militaires belges se trouvent en Roumanie, pays membre de l'Otan frontalier de l'Ukraine. La moitié d'entre eux sont basés à Constanta, au bord de la mer Noire et à Cincu, au centre du pays. Ils y ont été déployés dans le cadre du renforcement du flanc Est de l'Otan à la suite de l'invasion russe de l'Ukraine. Ils sont sous commandement français. Les Belges devraient tous être rentrés au pays à la mi-juillet. Ils seront alors remplacés par des soldats néerlandais, via un système de rotation.

"Nous étudions actuellement les possibilités de construire avec le génie des infrastructures supplémentaires pour les troupes de l'Otan, d'abord à Cincu", a déclaré mardi Ludivine Dedonder, lors d'une visite aux soldats installés dans cette base. "Nous avons été sollicités par la France pour ce faire, dans le cadre d'une collaboration avec la France, les Pays-Bas et la Roumanie."

L'infrastructure devrait accueillir 1.000 soldats. L'intention est que les troupes du génie belge - peut-être une soixantaine - soient déployées pendant la période où les Pays-Bas prendront le relais. Un retour des unités combattantes belges serait alors possible en 2023, comme le prévoit le plan d'opérations pour cette année-là.

À partir du 20 juin, le retour des militaires actuellement déployés en Roumanie commencera. Tout le monde doit être rentré avant le 15 juillet, selon la ministre.

Lors de sa visite aux soldats belges, Ludivine Dedonder a été accueillie par le ministre roumain de la Défense Vasile Dincu. Les ministres ont déjeuné avec les soldats avant d'assister à des démonstrations de tir sur un terrain d'entraînement : des tirs d'artillerie, le déploiement d'une arme antichar et des tirs de véhicules blindés.

"Notre présence ici est destinée à la dissuasion défensive et à l'entraînement. La visite d'aujourd'hui a lieu dans une perspective d'avenir", a ajouté la ministre, qui a pris le temps d'échanger avec les militaires belges. "J'aime bien constater par moi-même les points positifs". Elle a également estimé que Cincu était un bon lieu d'entraînement, tout en soulignant la bonne coopération entre les différents pays. "Il y a aussi une grande interopérabilité", a-t-elle assuré.

Les 300 militaires belges sont présents depuis mars en Roumanie. Ils font partie du bataillon de la force de réaction rapide de l'Otan, la "Very High Readiness Joint Task Force" (VJTF) déployés dans l'urgence en Roumanie après le début de la guerre en Ukraine. Ils doivent à terme être relevés par un des quatre "groupements tactiques" (en jargon des "Battle Groups") multinationaux que l'Alliance a décidé de mettre sur pied dans quatre pays de son flanc sud-est (Slovaquie, Hongrie, Roumanie et Bulgarie). Au total, huit groupements tactiques seront mobilisés en Europe de l'Est, après les quatre présents dans les pays baltes et en Pologne.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be