Le difficile accueil des réfugiés ukrainiens en Belgique à la veille des vacances scolaires: "Les familles d’accueil aimeraient partir en vacances"

À la veille des congés scolaires, trouver des familles d’accueil pour réfugiés devient de plus en plus difficile.

Bruxelles - gare du midi: Arrivee sur le quai 4 de la gare de Bruxelles-midi de refugies ukrainiens venant de Francfort au train de 15.35. La prise en charge est realisee par des benevoles alors que la croix-rouge n'ouvre son dispositif d'accueil que vers
©JC Guillaume

À la veille des vacances scolaires, les familles d’accueil pour réfugiés ukrainiens sont de plus en plus difficiles à trouver. Christine Ramelot, coordinatrice de la cellule wallonne d’accueil et de logement des réfugiés ukrainiens, s’attend à des semaines difficiles.

"C'est clairement plus compliqué de trouver des familles qu'au début de la crise. Les gens qui hébergent des réfugiés aimeraient partir en vacances mais ils ne savent pas quoi faire pour reloger leurs hôtes. La question du relogement se pose au niveau local et nous travaillons à la création de logements collectifs ; l'objectif est de créer 1 000 places en juillet pour soulager les familles", explique-t-elle.

Des auberges de jeunesse, des internats, une ancienne maison de repos pourraient être mis à contribution pour offrir un accueil temporaire aux réfugiés en dehors des logements privés des citoyens.

"On travaille tous les jours pour atteindre cet objectif de 1 000 places en juillet et d’ici septembre, on espère ouvrir 3 500 nouvelles places en tout. On est obligés d’anticiper car on ne sait pas encore comment le conflit va évoluer. Certains Ukrainiens sont retournés en Ukraine mais on ne sait pas combien de réfugiés vont continuer à arriver en Wallonie."

Les familles nombreuses et réfugiés à besoins spécifiques seront prioritaires. "Il y a des femmes qui arrivent en Belgique avec plusieurs enfants et leur maman. Ces familles nombreuses sont difficiles à placer en famille d'accueil. Elles auront donc priorité dans ces structures", affirme Christine Ramelot.

À Bruxelles aussi, la situation commence à être tendue. "Ce n'est pas toujours simple de trouver des familles d'accueil mais on y arrive. Il y a encore un certain nombre de familles d'accueil potentielles, c'est-à-dire des familles qui se sont manifestées à un moment et n'ont pas encore accueilli de réfugié. Mais nous allons aussi devoir créer des places dans des structures d'hébergement collectif", indique Pierre Verbeeren, responsable pour Bruxelles de l'accueil des réfugiés ukrainiens. La Région bruxelloise s'est fixé pour objectif de créer 3 500 places cet été. "C'est un immense enjeu. On nous demande de créer un petit Fedasil en trois mois. C'est un gros challenge logistique. Certaines de ces places seront dans des bureaux transformés en logement, d'autres dans des anciens hôtels. Certains lieux hébergeront 100 ou 150 personnes sans qu'il y ait forcément de toilettes et de sanitaires individuels", poursuit-il.

Depuis le début de l’invasion par la Russie, près de 49 000 Ukrainiens ont obtenu une attestation de protection temporaire en Belgique.

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