Le Covid a fait des ravages dans les auditoires: seuls 4 des 741 étudiants en psycho ont réussi leur première année à l’UCLouvain !

L’UCLouvain observe un absentéisme record et des difficultés importantes.

Le Covid a fait des ravages dans les auditoires: seuls 4 des 741 étudiants en psycho ont réussi leur première année à l’UCLouvain !
©BELGA

La session d’examens qui vient de s’achever dans l’enseignement supérieur est la première session de printemps à se dérouler dans des conditions normales depuis le début de l’épidémie de coronavirus. Si dans les auditoires, les règles en matière de distanciation sociale, l’obligation du port du masque et les mesures de sécurité ont été abandonnées, les effets de la crise sur les étudiants n’en restent pas moins réels et tangibles.

Dans un communiqué, Comac, l'organisation étudiante du PTB, s'inquiète du faible taux de réussite des étudiants de première année en psychologie à l'UCLouvain. Selon l'organisation, seuls 4 des 741 étudiants ont réussi leur première année, un chiffre contesté par l'université. "Ce chiffre ne tient pas compte du grand nombre d'étudiants qui ont abandonné en cours d'année, ni du fait que beaucoup d'étudiants ont raté un ou deux examens, qu'ils vont pouvoir représenter en août, ou ont décidé de passer certains examens en deuxième session. On ne peut donc pas parler d'échec. Il y a aussi beaucoup d'étudiants qui ont réussi 45 crédits, ce qui leur permet de passer en BAC2. On ne pourra compter les échecs qu'après la session de septembre, avant ça, ça n'a pas de sens", explique Isabelle Decoster, porte-parole de l'université.

L’UCLouvain admet en revanche que l’année académique a été émaillée d’une série de difficultés découlant de la crise sanitaire.

"On a observé un absentéisme record dans toutes les facultés. Dans les auditoires, il n'y avait que 20 % à 30 % d'étudiants présents. Beaucoup d'étudiants ne voient plus l'intérêt de venir en cours et c'est une conséquence directe de la crise", indique-t-elle. Les outils numériques développés en plein cœur de la crise pour permettre aux étudiants de suivre les cours à distance et maintenus par la suite expliquent partiellement cet absentéisme. "Les vidéos peuvent jouer un rôle de support ou de remédiation mais elles ne remplacent pas un cours en présentiel. On a un vrai travail à faire pour le faire comprendre aux étudiants", souligne la porte-parole.

Autre constat dressé par l'université : beaucoup d'étudiants inscrits en première année n'ont pas les prérequis nécessaires pour entamer un cursus universitaire. "Les élèves qui étaient en cinquième secondaire ou en rhéto au début de la crise du coronavirus n'ont pas pu voir toute la matière nécessaire. C'est une constatation faite par de nombreux enseignants, qui réfléchissent à modifier leurs cours pour y intégrer une série de prérequis pour éviter que les étudiants soient largués", poursuit la porte-parole.

"Le travail à effectuer est gigantesque et l’épuisement dans les universités est bien réel."

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