Chômage énergie, contrats fixes, moins de voitures salaires: les 9 mesures des experts “pouvoir d’achat” qui veulent sauver votre portefeuille

Les experts proposent neuf mesures pour préserver le pouvoir d’achat et la compétitivité.

Bruxelles - Dimanche sans voitures du 19 septembre 2021 - Mobilite - mobilite douce - transport
©JC Guillaume

Le gouvernement fédéral va pouvoir se pencher sur de nouvelles solutions pour aider les Belges à traverser la crise de la vie chère. Le groupe des huit experts économistes mandatés par le Premier ministre a remis lundi son rapport final sur l’inflation et les leviers pour mieux la supporter. Après les premières mesures prises dans l’urgence au printemps (chèques énergie, tarif social, réduction de TVA…), la Vivaldi pourrait ainsi prendre des mesures structurelles pour aider les particuliers tout en évitant une surcharge de coûts pour les entreprises.

Pour faire des économies, les experts recommandent de réduire notre consommation d’énergie. En augmentant le nombre de dimanches sans voitures, par exemple. Mais également en limitant la vitesse à 100 km/h sur les autoroutes, en plafonnant la température dans les immeubles de bureaux, en encourageant l’utilisation des transports en commun ou en recommandant le télétravail. Isoler les logements sociaux permettrait également d’épargner. Plus polémique, les économistes proposent de limiter, voire de supprimer les "cartes essence" pour les déplacements non professionnels.

Seconde recommandation : mieux protéger les ménages dont les revenus sont "supérieurs mais proches" du revenu maximum pour bénéficier du tarif social pour le gaz et l'électricité. Pour appliquer cette mesure destinée à la classe moyenne inférieure, le montant du chèque énergie serait conditionné par la composition de la famille et non plus par leur salaire. Le calcul serait fait en comparant les données de consommation moyenne des ménages vis-à-vis du nombre d'adultes et d'enfants sous le même toit.

Revoir les tranches d’imposition pour que le salaire net soit indexé comme le brut. Certaines entreprises ont appliqué plusieurs indexations, ce qui a permis à leurs salariés de voir leur salaire brut augmenter. Leur salaire net n’a quant à lui pas autant augmenté car les barèmes fiscaux (qui déterminent comment est taxée la rémunération) ne sont normalement adaptés qu’une fois par an.

Le quatrième axe est un vœu que formulent tous les partis : augmenter le taux d’emploi. Pour y parvenir, les experts préconisent de travailler sur les poches de vulnérabilité (sous-éduqués, + 55 ans, issus de la migration, PMR…) et de créer des incitants fiscaux.

Revoir la TVA et les droits d’accises sur l’électricité et le gaz en appliquant notamment un système de cliquet.

Exiger des fournisseurs d’énergie qu’ils offrent le choix d’avoir des contrats fixes et des contrats à taux variable. Le contrat fixe devra suivre un prix qui ne soit pas prohibitif pour le consommateur tout en restant rentable pour le fournisseur. Pour éviter d’avoir une fuite de la clientèle en cas de baisse des prix, les fournisseurs pourraient demander une indemnité de rupture de contrat.

Investir les surprofits des entreprises productrices d’énergie dans le secteur des énergies renouvelables.

À l’instar du "chômage corona", un "congé énergétique" pourrait voir le jour. Les entreprises avec des factures d’énergies trop élevées pourraient octroyer des jours fériés à leurs employés, des congés qui seraient payés par les pouvoirs publics.

Dernier point : harmoniser l’indexation automatique des salaires de manière à ce qu’elle ne nuise pas à la compétitivité des entreprises.

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