“On va construire 200 km de nouvelles pistes cyclables”: le grand plan de Thomas Dermine pour développer la pratique du vélo en Wallonie

Thomas Dermine veut s’inspirer du modèle danois pour les projets de mobilité douce.

“On va construire 200 km de nouvelles pistes cyclables”: le grand plan de Thomas Dermine pour développer la pratique du vélo en Wallonie

À la suite du mémorable départ du Tour de France à Bruxelles, en 2019, la Belgique avait connu un boost de l’intérêt pour le vélo. Ce jeudi, Thomas Dermine veut à nouveau profiter du passage du Tour dans le (pas si) plat pays pour donner un coup de projecteur sur l’importance du vélo dans l’avenir du Royaume.

"Le vélo, c'est l'un des plus vieux moyens de transport, mais c'est aussi le moyen qui nous permet de faire la transition écologique la plus efficace", insiste le secrétaire d'État chargé de la Relance qui cite à plusieurs reprises le modèle danois. "Au Danemark, c'est impressionnant la transition qui a été faite en matière de mobilité. Il y a plus de vélos que de voitures dans la ville. Et ça apaise vraiment la ville."

Le deux-roues est également un levier économique considérable. "On évalue que l'on perd jusqu'à 1,5 % du PIB à cause du manque à gagner en matière de productivité causé par les embouteillages à Bruxelles."

C’est la raison pour laquelle le socialiste va injecter une partie des fonds européens accordée dans le cadre du plan de relance à la création et à la rénovation d’infrastructures cyclables. Au total, 188 km de pistes cyclables vont être construites pour un montant total de 144,1 millions d’euros. Environ 950 kilomètres de pistes seront également rénovés pour un montant total de 261,6 millions d’euros.

L'objectif est de décongestionner le nœud de circulation que représente la capitale en facilitant le déplacement des navetteurs à vélo. Car "décongestionner Bruxelles, c'est également améliorer son attractivité".

Développer des itinéraires cyclables est une compétence essentiellement régionale mais le fédéral peut intervenir sur une série de tronçons et faciliter les connexions entre les différents projets. "Parfois il y a des problèmes de coordination. Mais sur un enjeu de mobilité aussi crucial, il était important que les infrastructures soient mises bout à bout. Il y a eu des coordinations sans précédent entre les trois régions et le fédéral pour donner un coup de boost aux infrastructures cyclables autour de Bruxelles", se félicite le Carolo lui-même fan de vélo et issu d'une "famille de cyclistes".

Sur ces 188 km, 139 seront tracés en Flandre un peu partout. 27 kilomètres vont voir le jour en Wallonie aux alentours direct de la capitale. Une piste va longer la E411 sur une longueur de 12 km (Wavre-Bruxelles), une autre longera la N275 sur 15 km (Ottignies-Bruxelles). D’autres itinéraires suivront du côté de Waterloo et de Braine-l’Alleud. Dans Bruxelles, via le fonds Beliris, le fédéral financera 15 km sur le réseau VeloPLUS (tronçons à déterminer), 6,5 km le long de la ligne 28 d’Infrabel pour relier le Quartier Nord à Anderlecht via l’ouest de la ville et va réaménager totalement le rond-point Schuman. Ce dernier investissement prévoit la construction d’au moins 28 800 m2 d’infrastructures cyclables et sa mise en œuvre doit être achevée en juin 2026.

"Très longtemps, on a eu l'excuse que la Wallonie et Bruxelles sont très pentues pour ne pas avancer", conclut Dermine. "Mais aujourd'hui, les vélos électriques offrent une alternative de mobilité très confortable qui permet de nier le relief. Il faut que tous les niveaux de pouvoir jouent de concert cette partition."

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