Les propos du Vlaams Belang choquent à nouveau après l'affaire du "Frontnacht": "Une ville flamande où seuls les Flamands de souche y étaient admis"

Des propos qui ont choqué la classe politique.

Rédaction
Les propos du Vlaams Belang choquent à nouveau après l'affaire du "Frontnacht": "Une ville flamande où seuls les Flamands de souche y étaient admis"
©BELGA

Ce mardi, l'information de la journée était liée à l'annulation du festival "Frontnacht". En cause: des invités avec des idées néonazies allaient être présents sur le site situé à Ypres. "Le rapport que nous avons reçu de la police locale et de l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam) indique que les groupes invités sur scène à Frontnacht véhiculent des idées néonazies et néofascistes, ce qui est inacceptable pour une ville de paix comme Ypres", a déclaré le conseil communal.

Ce mardi, Dries Van Langenhove, membre du parlement flamand grâce à son rôle au sein du Vlaams Belang, avait ajouté (encore) de l'huile sur le feu. Selon lui, les "soi-disant néonazis" étaient un "problème fictif",avait-il estimé sur Twitter.

Avant cela, il avait notamment ajouté dans son tweet que ce n'était pas une "si mauvaise idée" de déconseiller aux personnes de couleur de se rendre à Ypres. "Peut-être devrions-nous, à titre d'expérience scientifique, voir ce qu'il adviendrait d'une ville flamande où seuls les Flamands de souche y étaient admis pendant un certain temps, inversant ainsi l'enrichissement multiculturel". Rapidement, l'homme d'extrême droite a supprimé son message. Certainement pas par honte mais plus par "peur d'une nouvelle interdiction du réseau social", ajoutent plusieurs médias flamands dont Het Nieuwsblad. D'autant plus que le Vlaams Belang use énormément de ce canal pour produire du contenu et toucher les internautes. Il a également ajouté que le tweet avait été "malicieusement mal interprété". Il a toutefois souligné qu'il s'agirait d'une "expérience intéressante".

Des propos qui ont choqué la classe politique. "Van Langenhove a un grand mérite : il montre à chaque fois le vrai visage du Vlaams Belang", a répondu le ministre flamand du Logement et des Affaires intérieures Bart Somers (Open VLD). "Exclure et stigmatiser des personnes sur la seule base de leur origine. Du racisme pur et dur de la pire espèce."

Theo Francken, député N-VA, a également condamné ces propos en assurant que le parti extrême voulait "souffler le chaud et le froid". Pourtant pas le moins nationaliste en Flandre, il a attaqué le Vlaams Belang. "Dans une interview pour HLN, le président Tom Van Grieken s'est distancé du nationalisme ethnique. Van Langenhove veut maintenant une expérience avec des Flamands de souche. Qu'est-ce que c'est maintenant ? Pour ma part, je crois fermement au concept du "flamand que vous pouvez devenir", à la citoyenneté partagée et à la pensée communautaire inclusive".

De son côté, Tom Van Grieken, président du parti nationaliste, a juste précisé que "le tweet a été supprimé" et que "la couleur de la peau n'est pas un problème pour le Vlaams Belang". Tout en justifiant le fait qu'il connaît des endroits où les "personnes qui ne sont pas de couleur doivent rester à l'écart" même s'il admet que cette expression est"stupide." Il prend des exemples comme "le Blaarmeersen, Borgerhout, la plage à marée haute ou Molenbeek".

Sur le même sujet

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be