Démontage des boxes au procès des attentats de Bruxelles: "C'est un arrêt extraordinaire qui va marquer l'histoire judiciaire"

La cour a ordonné ce vendredi de démonter les boxes des accusés du procès des attentats de Bruxelles.

"C'est un arrêt extraordinaire qui va marquer l'histoire judiciaire, parce que ça remet les choses en place", a réagi Me Michel Bouchat, conseil de Salah Abdeslam, vendredi, à la suite de l'arrêt qui ordonne le démontage des boxes des accusés, dans le procès des attentats à Bruxelles. "C'est un arrêt qui fait référence à la jurisprudence qui doit être appliquée mais c'est aussi un arrêt qui est très concret, et la conclusion c'est de dire qu'il faut que ce procès pénal doit se dérouler dans des conditions normales. C'est-à-dire permettre aux accusés de participer aux débats, supprimer l'isolement humain, sonore, visuel... Que ces cages de verre ne permettent pas. C'est aussi permettre aux accusés de pouvoir s'entretenir avec leurs défenseurs", a déclaré Me Bouchat.

Concernant la présence de son client aux prochaines audiences, l'avocat a répondu: "on verra, l'arrêt d'aujourd'hui ouvre en tout cas la porte à un procès serein et c'est fondamental. Il marque aussi une confiance totale aux policiers qui assurent la sécurité. J'imagine que les travaux seront maintenant réalisés par l'Exécutif. Si la situation devait perdurer, il y aurait alors violation du principe de droit à un procès équitable".

"Important que les accusés soient dans une situation optimale pour s'exprimer"

"Il est très important que les accusés se trouvent dans une situation optimale pour pouvoir s'exprimer", a réagi Me Maryse Alié, avocate de l'ASBL Life4Brussels, une des parties civiles au procès des attentats du 22 mars 2016."C'est une situation non pas d'apaisement mais d'équilibre, a-t-elle estimé, rappelant par ailleurs que cela fait plus de six ans que les victimes attendent des réponses à leurs questions de la part des accusés. Me Alié retient également que l'on ne rogne pas sur la place des victimes dans la salle d'audience.

L'avocate s'est aussi montrée satisfaite que la présidente de la cour d'assises n'ait pas retenu l'existence de traitements inhumains ou dégradants, voire des tortures dans le chef des accusés placés derrière ces boxes vitrés individuels. "C'était assez indécent pour les victimes", a-t-elle confié.

Le conseil de Life4Brussels s'est, enfin, réjouie de la présence policière renforcée qui devrait entourer les accusés lors du procès et qui devrait être de nature à rassurer les victimes et parties civiles.

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