Traite des êtres humains à Anvers: des travailleurs ukrainiens poussés à déménager en Hongrie

De nouvelles informations sur la traite d'êtres humains sur les chantiers d'Anvers.

Traite des êtres humains à Anvers: des travailleurs ukrainiens poussés à déménager en Hongrie
©BELGA

Cinquante travailleurs ukrainiens d'Irem - le sous-traitant italien de l'entreprise chimique Borealis soupçonné d'exploitation - auraient été mis sous pression afin de déménager en Hongrie, écrit vendredi la Gazet van Antwerpen. Me Buelens, l'avocat de travailleurs turcs et bengalis, a confirmé l'information. Il leur aurait été dit que comme leur permis de travail belge arrivait à expiration, ils pouvaient aller travailler en Hongire. Les travailleurs ukrainiens qui ont préféré démissionner auraient, de leur côté, été poussés en début de semaine à signer une déclaration selon laquelle ils renonçaient à toute plainte contre Irem. Ceux qui ne voulaient pas la signer auraient alors perdu le logement que le sous-traitant leur fournissait.

L'entreprise italienne dément et maintient qu'aucun travailleur n'a subi la moindre pression pour démissionner ou partir en Hongrie. Elle affirme avoir seulement proposé aux travailleurs un nouvel emploi à l'étranger. Cependant, elle estime qu'elle ne peut pas continuer à entretenir les Ukrainiens tant qu'il n'y a pas de travail pour eux ici et qu'ils ne veulent pas aller travailler ailleurs.

Trente-six travailleurs auraient démissionné, 14 auraient refusé. Selon Me Buelens, les travailleurs sont envoyés à l'étranger pour éloigner au maximum le nombre de témoins et de preuves de la Belgique alors qu'une enquête est en cours.

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