Émeutes lors de Belgique – Maroc : le mineur arrêté judiciairement a été relaxé

L’enquête se poursuit pour identifier les casseurs qui ont saccagé le centre-ville de Bruxelles ce dimanche.

Gros débordements à Bruxelles après Belgique-Maroc
Gros débordements à Bruxelles après Belgique-Maroc ©EdA Mathieu Golinvaux

La personne arrêtée judiciairement dimanche après-midi lors des émeutes à Bruxelles a été mise à la disposition du parquet de Bruxelles. L’enquête est toujours en cours pour identifier d’autres suspects, notamment grâce à l’analyse des images de caméras de vidéosurveillance.

Le parquet de Bruxelles confirme qu’une personne a été privée de liberté judiciairement suite aux émeutes d’hier après-midi, et a été mise à la disposition du parquet de Bruxelles”, explique Martin François, porte-parole du parquet de Bruxelles. “Il s’agit d’un mineur, qui a été relaxé après audition. L’enquête se poursuit le concernant. Pour le surplus, l’enquête se poursuit avec notamment l’analyse des images de vidéosurveillance des faits, dans le but d’identifier d’autres auteurs.”

Une dizaine d’arrestations administratives ont par ailleurs eu lieu ce dimanche dans l’objectif de maintenir l’ordre et la sécurité publique. “Il s’agit d’une mesure qui prive les personnes de leur liberté dans un délai limité et qui ne peut pas durer plus de douze heures. Elle n’implique pas de mise à disposition de la justice, ce qui signifie que l’intervention, par exemple, d’un juge d’instruction, n’est pas nécessaire pour ce type d’arrestation”, explique Xavier Vandersmissen, avocat spécialisé en matière jeunesse. “En revanche, il peut être décidé de poursuivre une enquête et une fois qu’il y a suffisamment d’éléments accablants, il reviendra au juge de décider, ou non, du placement du mineur dans un centre IPPJ.”

Suite aux émeutes de 2017, consécutives à la qualification du Maroc pour la coupe du monde en Russie, huit individus tout juste majeur ont comparu pour dégradations, rébellion armée en bande, vol ou encore coups à l’encontre du policier. Certains ont écopé de peines de travail, d’autres de peines d’emprisonnement de trois ans. Certains prévenus ont, eux, fait appel de leur condamnation civile. Le dossier devait être plaidé en janvier 2023 mais a, une nouvelle fois, été reporté.

La zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles prévoit une surveillance accrue à certains endroits de la capitale jeudi, lors du prochain match du Maroc.

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