”Il faut qu’on parle” : “Autorités, assurances… On devait tout faire nous-mêmes”, confie une victime des attentats à Zaventem

Chaque jour, entre 17h et 18h sur LN24, Maxime Binet anime le débat sur LN24, dans l’émission “Il faut qu’on parle”. Au programme de l’émission : des sujets de société, qui font débat.

Sur le plateau de “Il faut qu’on parle” ce mardi, Maxime Binet et ses invités sont d’abord revenus sur le choix de l’Unesco de retirer la Ducasse d’Ath de son patrimoine en raison du “Sauvage”, personnage controversé. Racisme, sexisme, etc : faut-il revoir tout notre folklore ? L’équipe a ensuite abordé le procès des attentats de Bruxelles en essayant d’analyser ce qu’attendent les victimes. Enfin, en troisième lieu, Maxime Binet a mis sur la table l’éternelle polémique, à savoir celle de la prolongation du nucléaire.

Concernant la décision de l’Unesco sur la Ducasse d’Ath, Patrick Charlier, directeur d’Unia, commente : “Je comprends tout à fait la décision, même si je suis surpris. Dans la mesure où depuis plusieurs mois maintenant, nous sommes en contact avec différentes autorités à Ath pour faire évoluer ce personnage. Et lors d’un conseil communal, ils avaient d’ailleurs décidé de mettre en place une consultation citoyenne avec une centaine de personnes pour faire évoluer ce personnage. C’est le message qu’ils ont fait passer à l’Unesco et ils pensaient être sous monitoring pendant un an.” Mais voilà, l’Unesco n’a pas attendu et a tranché. Quid de la suite ? Pour Patrick Charlier, “il faudra attendre l’avenir pour voir si ce personnage du Sauvage se maintient.” Il rappelle que la ville d’Ath est très polarisée, entre ceux qui veulent maintenir le personnage, le faire évoluer voire le supprimer.

Pour son deuxième sujet consacré au procès des attentats de Bruxelles, Maxime Binet recevait Patrick Bar, une victime des attentats du 22 mars 2016 à Zaventem. “On a été un peu abandonné, nous les victimes”, explique l’invité. “Autorités, assurances… On devait tout faire nous-mêmes. On a l’impression d’être passé après tout le monde”. Quand on lui demande ce qu’il attend de ce procès, Patrick Bar répond : “Etre reconnu comme une victime, car là on a l’impression d’être oublié”.

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Alexis Carantonis, rédacteur en chef de DH. be, a rebondi sur le sujet. “On a quand même un problème dans notre pays avec le statut des victimes. Regardez pour les inondations, où les victimes ont dû attendre longtemps avant d’être indemnisées et qui ont dû bagarrer ferme. C’est le cas également pour les victimes des attentats de Bruxelles”.

L’ensemble de l’émission et le débat sur la prolongation du nucléaire (troisième partie d’émission) sont à découvrir en vidéo ci-dessus.

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