Tensions au procès des attentats à Bruxelles: "Il faut que monsieur Van Quickenborne sorte de son mutisme"

Me Vincent Lurquin, l'avocat de Hervé Bayingana Muhirwa, a appelé mardi le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, à "sortir de son mutisme" car "c'est la seule manière de résoudre" le problème des conditions de transfert des accusés.

BRUSSELS, BELGIUM - DECEMBER 05 : Start of the trial of the attacks of Brussels. On March 22 2016, 32 people were killed and 324 got injured in suicide bombings at Zaventem national airport and Maalbeek/ Maelbeek metro station. Vincent Lurquin lawyer pictured  on 05, 2022 in Brussels, Belgium, 05/12/2022 ( Photo by Didier Lebrun / Pool / Photonews
Me Vincent Lurquin, l'avocat de Hervé Bayingana Muhirwa. ©PRE

La première audience de 2023 du procès des attentats à Bruxelles a été suspendue, mardi vers 15h30 après que les accusés ont protesté contre le maintien des fouilles à nu systématiques pourtant interdites par une ordonnance en référé, et que l'un des policiers responsables de leur transfert a refusé de venir s'exprimer devant la cour.

"Pourquoi ce référé n'est pas respecté, je n'en sais rien. La présidente n'en savait rien non plus et a demandé à un policier qui refuse de venir et qui prend un avocat. Je n'ai jamais vu ça dans une cours d'assises", a ajouté Me Lurquin. "À partir du moment où vous avez un référé et que le ministre de la Justice ne respecte pas ce référé, vous avez un problème. On a écrit à monsieur Van Quickenborne. Il n'a jamais répondu et il refuse maintenant que la police puisse venir parler devant la cour d'assises".

"Pour le moment il y a un blocage de la part de monsieur Van Quickenborne. Pourquoi il ne veut pas que ce procès avance?", s'interroge l'avocat. "Parce que le problème c'est que le procès est en péril à cause du non-respect d'une décision de justice. Ce n'est pas la défense, nous on a envie, comme les parties civiles, de commencer les débats."

"Ce qu'il y a derrière ça c'est que, ce procès, ça fait sept ans qu'il le prépare tout seul sans demander à la cour ni aux avocats ce qu'ils en pensent et le résultat est là", explique Me Lurquin. "Tout le monde savait que ces problèmes allaient se poser sauf peut-être lui, et il n'a pas envie de le reconnaitre."

Concernant la présence de Hervé Bayingana Muhirwa, le conseil a été clair. "Mon client vient et il continuera à venir, car on fait la part des choses. Demain, il y aura encore des fouilles à nu. J'en ai parlé avec lui et il va s'y soumettre. Il prendra sur lui, mais j'espère qu'après-demain la situation sera réglée."

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