Prolongation du nucléaire: Engie doit payer un montant "équitable" pour le démantèlement, estime Vandenbroucke

Frank Vandenbroucke espère un accord dans les prochains jours. "Mais nous ne sommes pas encore là", a-t-il nuancé sur Radio 1, samedi matin.

LEUVEN, BELGIUM - JANUARY 05 : Visit of minister Frank Vandenbroucke (Vooruit), Vice-prime minister and Public Health and Social Affairs minister to the day hospital at UZ Leuven - Campus Gasthuisberg - since 1 January, hospitals have been working on the basis of a new list of procedures that can be performed in the day hospital. The number of interventions in a day hospital thus rises from 246 to 551. The reform of day hospitalisation is an important step within the broader hospital reform. Visit pictured on JANUARY 05, 2023 in Leuven, Belgium, 05/01/2023 ( Photo by Philip Reynaers / Photonews
Le ministre de la Santé et vice-Premier ministre Frank Vandenbroucke (Vooruit). ©PRE

Le gouvernement fédéral veut que l'exploitant Engie paie un montant "équitable" pour le démantèlement des centrales nucléaires. C'est ce qu'a déclaré le vice-Premier ministre Vooruit, Frank Vandenbroucke, dans l'émission 'De Ochtend' sur Radio 1, samedi.

Cette question est l'un des points de discorde dans les négociations avec le groupe français concernant la prolongation de la durée de vie des réacteurs Doel 4 et Tihange 3. Les discussions auraient dû déboucher sur un accord avant le début de l'année, mais elles continuent de traîner en longueur. La chaîne économique française BFM Business a rapporté jeudi, sur la base d'une source proche d'Engie, que le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) souhaitait conclure un accord cette semaine.

Prolongation du nucléaire : toujours pas d'accord avec Engie pour 2022, les négociations se poursuivront dans les prochains jours

Quand exactement auront lieu les nouvelles négociations, Vandenbroucke n'a pas voulu le dire samedi matin. "J'ai bon espoir que nous puissions conclure, mais nous n'en sommes pas encore là", a-t-il déclaré. Le vice-Premier ministre a souligné qu'un accord ne porterait pas seulement sur la sécurité de l'approvisionnement, mais aussi sur l'accessibilité financière.

"Engie, en tant qu'exploitant de centrales nucléaires, est historiquement responsable des déchets qui y sont créés, dont l'élimination coûte beaucoup d'argent, et du démantèlement ultérieur de ces centrales lorsqu'elles ne sont plus utilisables, qui coûte également beaucoup d'argent", a-t-il déclaré. "Ils en ont tiré un bénéfice, c'est normal, mais ils sont aussi responsables de la dépollution".

Selon Vandenbroucke, Engie veut déjà racheter cette responsabilité. "Nous disons 'oui' en tant que gouvernement, si c'est un accord équitable et si, avec ce rachat, les risques futurs sont vraiment couverts", a déclaré le vice-premier ministre. "Nous ne voulons pas que le problème des déchets nucléaires et du démantèlement des centrales retombe soudainement entièrement sur le contribuable."

Le socialiste flamand a nié qu'Engie ait toutes les cartes en main dans les négociations. "Ils ne peuvent pas demander ce qu'ils veulent. Dans le respect de leurs actionnaires, ils veulent sortir du nucléaire à long terme d'une manière qui leur soit favorable. Pour cela, ils ont aussi besoin de nous", a-t-il exprimé. "Nous voulons un bon accord, un accord équitable. Engie en a également besoin."

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