François De Smet évoque le cas d’Olivier Vandecasteele : “La Belgique doit durcir le ton avec l’Iran et son régime théocratique et voyou”

Ce mardi, François De Smet était l’invité de Martin Buxant.

Le bourgmestre de DéFi était l’invité de la matinale de LN24 et LN Radio ce mardi. Il est venu évoquer plusieurs sujets qui font l’actualité.

À commencer par le sort réservé à Olivier Vandecasteele, ce belge emprisonné en Iran et condamné à 40 ans de prison et 74 coups de fouet. D’après lui, Hadja Lahbib, ministre des affaires étrangères, devrait se rendre sur place. “Les services consulaires font déjà beaucoup sur place mais nous faisons partie de ceux qui pensent que madame Lahbib devrait aller à Téhéran et jouer une forme de rapport de force. Nous avons en face de nous un régime théocratique et voyou. Pour rappel, ils le retiennent en otage exprès pour l’échanger contre d’autres personnes”, confie notre invité.

Ce dernier estime qu’il faut donc “mutualiser” le problème pour mieux l’affronter. “La petite Belgique n’est pas obligée d’être seule face à l’Iran. En effet, l’Iran détient des dizaines d’Occidentaux avec qui ils tentent le même genre de chantage (NdlR : libérer un terroriste). La Belgique et l’Occident doivent changer de ton avec l’Iran”.

Vincent Van Quickenborne : "Nous réussirons à récupérer Olivier Vandecasteele"

Ensuite, François De Smet a évoqué la lutte contre la drogue à Anvers. Faut-il légaliser la cocaïne ou plutôt durcir encore les sanctions contre celle-ci ? Le président de DéFi nous livre son opinion : “Il faut davantage accompagner les utilisateurs même si des décisions pénales doivent parfois être prises. En revanche, il faut accompagner davantage la police. Ce que nous voulons, c’est dépénaliser les drogues douces pour concentrer la police et la justice sur le combat contre les drogues dures. […] Nous ne sommes pas au niveau en matière de lutte contre la drogue. Les narcotrafiquants sont tellement puissants qu’ils se permettent de menacer le ministre de la justice qui est lui-même sous protection judiciaire. Pour cela, le gouvernement doit investir davantage dans la police et la justice. Ils l’ont déjà fait mais cela ne va pas assez vite. Il faut rattraper ce retard-là.”

Le président de DéFi a également commenté le dramatique fait divers survenu dans un commissariat bruxellois, au sein duquel une femme s’est pendue avec son pull. “C’est interpellant. Le comité P (NdlR : la police des polices) fait du bon travail. C’est à eux à enquêter sur ce sujet. La grande majorité de nos forces de l’ordre fait son travail de manière exemplaire. Il faut les soutenir mais il faut reconnaître qu’il y a des bavures policières.”

François De Smet a réagi au dossier épineux du nucléaire, dans lequel Alexander De Croo vantait les mérites de son gouvernement d’avoir trouvé un accord. Notre invité ne le voit pas de cet œil-là. “C’est un accord qui n’est pas un accord. Le gouvernement pense pouvoir éventuellement rallumer deux réacteurs. Je rappelle quand même que les sur les 7 réacteurs, le 2e va s’éteindre et cela continuera comme ça jusqu’en 2025. Engie doit marquer son accord sur les déchets en mars et on attend un accord définitif en juin. Même si ça se passe comme prévu, ce qui n’a jamais été le cas jusqu’à maintenant dans ce dossier, on se retrouvera an 2025 sans aucun réacteur. Le gouvernement ne donne aucun indice pour l’hiver 2025. On parle d’une prolongation de dix ans mais quid d’après 2035 ?”, s’interroge-t-il.

François De Smet a également évoqué l’avenir de DéFi dans d’éventuelles nouvelles coalitions ainsi qu’une question relative à la ville de François De Smet, au sein de laquelle une désignation d’un délégué aux droits enfants suscite de nombreuses réactions.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be