Corruption au Parlement européen: Marc Tarabella réagit aux accusations

L'eurodéputé belge Marc Tarabella, exclu mercredi du PS et de son groupe politique (le S&D) au Parlement européen, a écrit jeudi à la commission qui devra examiner la demande de levée de son immunité parlementaire.

Tarabella tijdelijk uit fractie van Europees Parlement gezet
L'eurodéputé belge Marc Tarabella, exclu mercredi du PS et de son groupe politique (le S&D) au Parlement européen, a écrit jeudi à la commission qui devra examiner la demande de levée de son immunité parlementaire. ©BELGA

L'eurodéputé socialiste y réitère son regret que la présomption d'innocence ne soit pas respectée, et son désir de se défendre, mais devant la justice.

L'eurodéputé n'ira donc pas s'expliquer devant la commission des affaires juridiques (JURI) du Parlement européen, qui devrait commencer la semaine prochaine son examen des demandes de levée d'immunité parlementaire transmises par la justice belge dans le cadre du "Qatargate". Ces demandes visent Marc Tarabella et un autre député du groupe de centre gauche, l'Italien Andrea Cozzolino.

Marc Tarabella avait rapidement fait savoir qu'il était favorable à la levée de son immunité, et qu'il souhaite être rapidement entendu par les enquêteurs. "Bien que pleinement conscient des conséquences possibles de cette levée d'immunité, j'y suis moi-même favorable: je veux me battre", écrit-il jeudi aux membres de la commission JURI. Sa lettre, transmise à l'agence Belga par une source parlementaire, confirme que le Belge ne fera pas usage de son droit à être entendu par les membres de la commission. "Je ne parlerai pas à la presse ou à quiconque avant d'avoir parlé aux autorités judiciaires qui seules sont à même de garantir une enquête de qualité et une procédure équitable".

Comme plusieurs autres acteurs dans ce dossier, l'eurodéputé regrette les fuites vers la presse. Cette semaine, un des documents transmis par la justice belge au Parlement pour expliquer les raisons de la demande de levée d'immunité, un document censé rester strictement confidentiel, est parvenu à certaines rédactions. Il comportait des accusations portées envers l'eurodéputé par Pier Antonio Panzeri, un des inculpés qui a obtenu le statut de repenti.

"Depuis le début de cette affaire, les fuites sont hélas régulières, presque systématiques; le secret de l'instruction n'a plus rien de secret et la présomption d'innocence n'est plus qu'un vague concept totalement bafoué", écrit le socialiste jeudi.

"Je suis jugé par l'opinion publique ou par certains de mes collègues sur base d'articles de presse ou d'aveux intéressés de personnes incarcérées, aveux qui ont apparemment changé au fil du temps contrairement à ma position", écrit-il encore.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...