Au total, 5.826 personnes ont été interceptées en Flandre occidentale.

Jusqu’à la fin septembre, 5.826 migrants ont été alpagués en Flandre occidentale. 4.924 étaient des transmigrants (ou migrants de transit), c’est-à-dire des personnes qui traversent notre pays sans y introduire une demande d’asile. Pour rappel, ceux-ci n’ont aucune intention de s’installer en Belgique mais visent les terres anglaises. 2.984 de ces interceptions ont eu lieu dans et autour des installations portuaires et principalement à Zeebruges. Un tiers des transmigrants sont arrêtés en Flandre orientale. C’est ce que le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V), a répondu à une question de Philippe Pivin, député fédéral MR. Ce dernier l’interpellait sur les sanctions à l’encontre des personnes s’introduisant sans autorisation dans les infrastructures portuaires.

En effet, dans le cadre du Plan Medusa 1, une nouvelle mesure a été adoptée en juin pour punir ceux qui tentent de se faufiler clandestinement dans les ports belges. "Lors de telles intrusions, le parquet n’engage pas immédiatement de poursuites. La personne en cause est tout d’abord sensibilisée. On lui signale que cette intrusion est devenue punissable et qu’elle est tenue de respecter la loi. Si elle s’introduit à nouveau, on lui remet une citation à comparaître devant le tribunal correctionnel. Si elle récidive, elle est amenée devant le juge d’instruction", indique Koen Geens.

Le ministre de la Justice s’est d’ailleurs félicité de "l’effet dissuasif de cette nouvelle législation sur le terrain". Ainsi, en juillet, 28 migrants ont été cités à comparaître. En août, il y a eu 11 et en septembre, 2. Depuis l’entrée en vigueur de la loi, huit personnes ont été amenées face au juge et six ont été arrêtées. Ces dernières, n’ayant pas d’adresse en Belgique, ont été placées en détention. Deux migrants ont été condamnés à six mois de prison et une amende de 600 euros.

Bref, vous l’aurez compris, pour la police et la justice, les récidivistes ne resteront pas impunis. En revanche, Koen Geens a précisé que les migrants qui se déplaceraient de Calais vers le littoral belge " et se contenteraient d’y séjourner ne sont pas passibles de cette incrimination".