Pédophilie, violences et détournement de fonds ont été les principaux motifs d’exclusion de cette année 2011-2012

BRUXELLES La Fédération Wallonie-Bruxelles a empêché 31 enseignants de donner cours lors de l’année scolaire 2011-2012. Il s’agit de 19 mesures préventives prises “dans l’intérêt de l’enseignement et/ou des élèves” et de 12 sanctions définitives prises “à l’issue d’une longue procédure disciplinaire tant à charge qu’à décharge et après épuisement de la voie de recours interne”.

Bien sûr, il faut relativiser ces 31 cas au regard des 125.000 professeurs qui exercent au sein de la Communauté française : seuls 0,025 % d’entre eux ont été évincés par l’administration.

Les violences envers les élèves concernent trois cas, soit 10 % du total. Un professeur, mis en non-activité pendant 5 ans (le maximum prévu par la mesure), fumait au sein de l’établissement et a puni physiquement deux élèves, sans compter son attitude agressive et désinvolte envers la hiérarchie.

Un autre a carrément été inculpé pour un enlèvement suivi de violences.

Quatre écartements, soit 13 % du total, sanctionnent des détournements et des malversations. Un professeur qui a également abusé de biens sociaux se retrouve aujourd’hui sous la loupe de la justice pénale.

La pédophilie et les faits de mœurs représentent le premier motif d’exclusion de l’année scolaire 2011-2012. Il s’agit de 6 dossiers, soit 19 % des mesures.

Un professeur a ainsi été interdit de classe à cause de “comportements inappropriés à l’égard d’enfants” et un autre suite à une suspicion d’une “proposition indécente envers une élève”.

Parallèlement, un enseignant est poursuivi au pénal pour des faits de mœurs, tandis qu’un autre est suspecté : il se serait exhibé sur Internet devant des élèves mineures.

Par deux fois, la pédophilie et le voyeurisme sont mis en avant comme raison de l’écartement. Deux professeurs ont en effet été condamnés à une peine de prison avec sursis entraînant la perte des droits civils et politiques. La démission d’office et sans préavis, la plus grave sanction prononcée cette année, a visé un de ceux-ci.

Enfin, plus pittoresque, une dame qui était professeur de religion catholique travaillait également en tant que… médium rémunérée à ses heures perdues.

Écartée !

© La Dernière Heure 2013