Belgique

La déclaration de politique régionale wallonne promet de faire la part belle à la protection de la biodiversité et propose une mesure phare : la plantation de 4 000 kilomètres de haies en milieu ouvert et/ou d’un million d’arbres. C’est bien plus que les 110 kilomètres de haies prévus par le ministre de l’Agriculture sortant René Collin.

L’idée peut sembler incongrue mais elle est loin de l’être pour les naturalistes. Les haies jouent en effet un rôle essentiel pour le maintien de nombreuses espèces. "Le déclin des espèces est très prononcé et pas mal de ces espèces dépendent des haies. En plantant des haies, on va favoriser de nombreuses espèces d’insectes, d’oiseaux, de chauves-souris et de petits mammifères. Au nord du sillon Sambre-et-Meuse, on va par exemple favoriser les lièvres et les perdrix et au sud, le grand rhinolophe (une espèce de chauve-souris) et la pie-grièche", explique Thibaut Goret, chargé de projets pour Natagora. Les haies permettent également de limiter l’utilisation de pesticides. Les haies accueillent en effet de nombreuses espèces auxiliaires qui s’attaquent naturellement aux parasites.