Entre 2012 et 2015, il y avait eu 127 heurts d'animaux et 394 signalements d'animaux errant le long des voies, contre 159 heurts et 632 signalements entre 2016 et 2019.

"Nous avions comparé ces deux périodes et avions vu l'impact de ces incidents liés à la présence d'animaux le long et sur les voies", indique Frédéric Sacré, porte-parole d'Infrabel. "Ils ont un impact sur la sécurité et la fluidité du trafic, et donc sur la ponctualité".

Et la tendance à la hausse en 2020 se confirme, avec 45 collisions avec des animaux, contre 39 en 2019. En tête des animaux concernés, le gibier (cerfs, chevreuils, biches) avec 14 incidents, suivis des chiens (8), des sangliers (7) et des vaches (2).

Au total, l'an dernier, ce sont 5.342 minutes de retard qui ont été accumulées à cause de ces collisions, auxquelles s'ajoutent 15.448 minutes de retard pour les signalements d'animaux errant sur les voies l'an dernier. Soit une moyenne de 56 minutes de retard chaque jour pour ces faits.

La SNCB a ainsi identifié des communes "critiques", où plus de 8 incidents ont eu lieu entre 2012 et 2019. Les communes qui abritent des lignes ferroviaires où des incidents ont été constatés d'Andenne, Huy, Bernissart, Saint-Ghislain, Paliseul, Carlsbourg, La Louvière, Verviers, Liège, Saint-Hubert, Libramont, Habay, Jambes, Naninne. Des campagnes de sensibilisation vont y être menées.