Huawei est accusé par les États-Unis d'espionnage pour le compte du gouvernement chinois si bien que Washington a placé le géant technologique sur liste noire. L'entreprise a toujours réfuté ces accusations. Le mois dernier encore, elle avait affirmé que les décideurs politiques européens subissaient de fortes pressions de la part des États-Unis pour restreindre la participation de Huawei aux marchés européens des réseaux 5G.

Selon les sources citées par Reuters, les opérateurs télécoms belges seraient soumis à des pressions politiques pour renoncer à l'infrastructure de Huawei. Une telle décision aurait été prise conjointement par Orange et Proximus car les deux entreprises partagent leur réseau. Orange n'a cependant pas voulu commenter cette information auprès de Reuters tandis que Proximus n'était pas immédiatement disponible pour une réponse.

Contacté par Belga, ce dernier opérateur n'infirme ni ne confirme l'information. Il prévoit cependant une conférence de presse vendredi matin pour "faire le point sur la stratégie de Proximus en matière de réseaux mobiles et le développement pour les années à venir". Un communiqué de presse sur le sujet sera envoyé en début de matinée, précise un porte-parole.

Les services de renseignements américains seraient préoccupés par l'espionnage de la Chine en Belgique, étant donné la présence à Bruxelles des institutions de l'Union européenne et du siège de l'Otan.

Le Conseil national de sécurité avait décidé fin juin de protéger les futures infrastructures 5G critiques de fournisseurs "à risque". Cela devait se faire en "imposant des conditions de sécurité strictes afin d'éviter toute utilisation indésirable", avait alors expliqué le ministre des Télécommunications de l'époque, Philippe De Backer (Open Vld). Huawei n'a cependant jamais été mentionné nommément comme posant problème.