Quelque 45% des hôpitaux wallons et bruxellois affichent une marge négative entre 2014 et 2018, écrit samedi L'Echo après avoir épluché les données financières de 38 hôpitaux wallons et bruxellois. Le système de financement doit être revu, conclut le quotidien.

L'analyse révèle que les grandes structures s'en sortent légèrement mieux que les plus petites, que ce soit en termes de solvabilité, de liquidité ou de rentabilité. De plus en plus de contraintes s'imposent aux hôpitaux, qui coûtent proportionnellement plus cher aux petits acteurs. A Bruxelles, la concurrence se fait davantage sentir qu'ailleurs et la capitale compte davantage d'hôpitaux déficitaires. La pénurie d'infirmières et d'infirmiers et le coût du logement poussent les hôpitaux bruxellois à offrir des salaires plus attractifs, ce qui peut avoir un impact sur les résultats financiers. Le même constat vaut pour les médecins. 

Entre financements publics, honoraires, produits pharmaceutiques... Le financement des hôpitaux est complexe, opaque et peu prévisible. Du côté du secteur, on reconnaît qu'une réforme est souhaitable, même si l'on se montre critique par rapport à la voie empruntée par la ministre sortante Maggie De Block (Open Vld). 

Mais surtout, on pleure pour des moyens supplémentaires. Certains émettent néanmoins des doutes quant à l'opportunité de renflouer le budget dans l'état actuel des choses, et préconisent une refonte du mode de financement. Car des différences importantes existent entre les situations financières des hôpitaux, laissant penser que certains ont aussi des difficultés d'organisation. 

Quant à la mise en réseau, promise pour janvier 2020, qui doit accroître la coopération entre les hôpitaux, attention aux arrière-pensées budgétaires: à court terme, le nouveau système coûtera de l'argent.