"Cela me fait l'effet d'une véritable douche froide", confiait le Premier ministre, Alexander De Croo (Open Vld), ce vendredi 26 février à la suite de l'interruption du Comité de concertation.  Les autorités avaient ainsi décidé de suspendre les discussions quant à d'éventuels assouplissements face aux derniers chiffres qui leur avaient été communiqués. Craignant d'être confronté à une troisième vague, le libéral flamand a préféré reporter les débats à la semaine suivante pour pouvoir observer l'évolution de la situation épidémiologique et évaluer si elle permet d'éventuels relâchements.

Le ministre-président flamand, Jan Jambon (N-VA), est revenu au Parlement flamand sur cette journée particulière remplie d'émotions. "Nous discutions depuis le matin avec mes collègues, à midi nous étions toujours en train de parler de quels assouplissements nous allions proposer", a-t-il raconté selon l'agence Belga. "Ensuite, nous avons reçu un coup de fil du Premier ministre Alexander De Croo, expliquant que les admissions à l'hôpital avaient connu un véritable boom inexplicable. Nous avons alors décidé avec le ministre-président wallon qu'il était compliqué de discuter d'assouplissements dans ces circonstances." 



Mais le nationaliste flamand s'est montré plutôt optimiste, ce mardi 2 mars, quant à l'évolution de la situation épidémiologique. Selon lui, il est possible que la Belgique ne connaisse pas de troisième vague. "On remarque dans les chiffres que nous revenons à la situation d'il y a sept jours", a-t-il noté. "Si cela continue, je pense que nous pouvons parler d'un rebond de deux ou trois jours." 

Une mesure qui ne sera pas levée "de sitôt"

De quoi laisser espérer que des assouplissements puissent être discutés ce vendredi ? Sans aucun doute pour le ministre-président flamand. "L'ordre du jour de la semaine dernière sera à nouveau discuté lors de cette réunion", a-t-il déclaré, comme l'a rapporté Belga. Il a toutefois déjà douché les espoirs des Belges quant à une levée du couvre-feu, "qui ne viendra pas de sitôt". "Il s'agit d'une mesure drastique, mais si nous rouvrons l'Horeca prochainement, ce sera quoi qu'il arrive en imposant une certaine heure de fermeture, a conclu M. Jambon, qui a donc estimé qu'il était logique de maintenir un couvre-feu une heure après la fermeture des restaurants.