Suite aux nombreuses critiques visant la vaccination en Belgique, le ministre fédéral de la santé Frank Vandenbroucke a demandé un nouvel avis au Conseil supérieur de la Santé. Ce mardi soir, ce dernier communiquait sur de nouvelles recommandations lors d'une conférence de presse en ligne. C'est Yves Van Laethem, en tant que président de la section vaccination du Conseil supérieur de la Santé, qui a pris la parole en premier pour passer en revue les études cliniques prises en compte pour ce nouvel avis, réalisées sur la vaccination de masse en Israël, en Ecosse et au Royaume-Uni. "Le vaccin AstraZeneca a une efficacité du même ordre de grandeur que le vaccin Pfizer y compris chez les personnes âgées", a-t-il indiqué d'entrée en se basant sur les résultats de ces différentes études.

"Ces données recueillies sur de larges groupes de personnes âgées de plus de 75 ans nous semblent rassurantes", a ainsi poursuivi Yves Van Laethem avant de souligner les chiffres de l'étude écossaise (où l'AstraZeneca a été majoritairement utilisé) qui montrent : " une efficacité conséquente de 81% contre les risques d'hospitalisation pour les plus de 80 ans " et sont appuyés par l'étude anglaise. C'est grâce à ces chiffres et aux recommandations internationales existantes, que le Conseil supérieur de la Santé affirme que "le vaccin AstraZeneca peut être administré à toutes les personnes de plus de 18 ans, et sans limite d'âge".

Yves Van Laethem a ensuite continué sur la question de l'espacement des doses administrées : "Le Conseil supérieur de la Santé estime que l'administration de la deuxième dose du vaccin Pfizer doit rester aussi proche que possible des 21 jours recommandés. Ces études récentes permettent cependant d'envisager un allongement entre la première et la deuxième injection jusqu'à 42 jours, mais par mesure de prudence le CSS recommande de privilégier 35 jours." Et cela uniquement si les circonstances épidémiologiques requièrent une accélération de la vaccination.

En ce qui concerne l'administration d'une seule dose, "nous avons donné une réponse précise et courte", a annoncé le porte-parole: "aucune donnée scientifique ne présente l'efficacité de l'administration d'une dose unique de ces trois vaccins". Celle-ci n'est donc pas acceptable pour le Conseil supérieur de la Santé.